Animation paire indoor

L’indoor de Marle approche. Pour les participants voici deux ou trois idées d’évolutions en paire montrant les déplacements de pilotes. Les cerfs-volants ne se touchent pas ni les pilotes ni les lignes. Ces figures sont donc parfaitement réalisables pour peu que la vitesse de chaque pilote est identique.

Impressions d’un novice sur le Kaiju

Je pilote le Revolution Indoor depuis quelques années mais je ne me suis jamais intéressé au 2 lignes que ce soit en salle ou en extérieur. Comme John Barresi a sorti un 2 lignes indoor , le Kaiju, je me suis lancé dans l’expérience aidé par les tutoriels présents sur kiteforge.com. Voici mes premières impressions.

A première vue le Kaiju est un cerf-volant plutôt petit. Le montage d’un 2 lignes est plus difficiles qu’un 4 lignes d’autant plus que je dois le démonter complètement pour le faire tenir dans mon sac taillé pour mes revo. Je trouve le Kaiju assez joli et j’ai choisi le mien au couleur de mon club Indoor.

Premier vol

Habitué à un vol lent avec le Revo Indoor, la petite taille du Kaiju m’oblige à me déplacer plus rapidement ce qui confirme la supériorité du 4 lignes que j’évoquais en préliminaire du parcours de progression 4 lignes.

J’ai utilisé les lignes livrées qui sont plus courtes que nos 5m réglementaires en France. Je pense que les lignes du Kaiju font 3m. Avec des lignes si courtes le Kaiju est sans doute un peu difficile pour un novice comme moi. Je vais devoir m’exercer sérieusement à le maintenir à une altitude constante: quelques bonnes heures de 360 en perspective !

Le contrôle du cerf-volant nécessite paradoxalement beaucoup de doigté. Le revo Indoor doit se piloter avec beaucoup de douceur et on pourrait croire que le Kaiju vue sa petite taille qui demande plus de recul aura besoin de plus de punch. Cependant contrairement au 4 lignes où on peut facilement rattraper les erreurs dûes à une manoeuvre trop brusque, ici ce n’est pas aisé. Donc il faut bien doser les commandes envoyées.

Juste pour le plaisir.

Premier vol du Kaiju en France

Mon Kaiju est arrivé cette semaine et je suis allé lui faire prendre son premier envol aujourd’hui au gymnase des Maillettes.

Kaiju en France au gymnase des Maillettes

je suis vraiment un grand débutant et j’ai tout à apprendre en 2 lignes. Voici mon premier vol avec le Kaiju.

Revo Barresi ventilé à Lisses

je voulais tester mes lignes de 68 kg égalisées lundi dernier. La vitesse moyenne du vent ne descendait pas en dessous de 15 mph ce qui m’autorisa à sortir le ventilé et à dérouler mes 68 kg.

revo Barresi ventilé

L’égalisation des lignes effectuée lundi a été bénéfique. Le vent assez fort pour être en limite haute du ventilé a sans doute bien étirer mes lignes. Je vais les vérifier à mon prochain passage au gymnase.

J’ai consacré la session à travailler les motifs en rotation/slide. Mes efforts commencent à payer. J’arrive de mieux en mieux à m’accomoder des différents types de vent.

L’entraînement est une chose sérieuse pour qui veut progresser. C’est d’ailleurs une constante applicable dans tous les domaines.

Séance de revo fraîche à Draveil

Le vent annoncé entre 11 et 16 mph se mesurait plutôt entre 8 et 14 mph et en toute logique j’ai pris le standard 3 plumes avec mes lignes de 40 kg. Le test des lignes de 68 kg attendra un vent plus fort.

Cerf-volant Revolution Barresi standard à Draveil

Le vent à la limite du semi-ventilé m’a permis quand même de constater que l’égalisation d’hier soir ajoute vraiment de la stabilité mais il m’a fallu quelques minutes d’adaptation.

Comme j’avais oublié mes écouteurs, j’ai passé la séance à travailler les motifs sans musique avec une attention particulière sur les demi-cercle en slide et la décomposition du moonwalk.

Au bout de 2 heures le Moscou Paris avait raison de moi. La prochaine fois je mettrai des gants plus isolants.

Égalisation de lignes au gymnase

L’égalisation des lignes est une tâche rébarbative un peu comme la vérification des niveaux dans une voiture. En cerf-volant il n’y a pas grand risque pour la sécurité du pilote où des autres mais la qualité de pilotage s’en trouve affectée même si avec un peu de d’expérience on corrige de soi-même les écarts de lignes.

Dans ce cas si la tenue du revo semble tout à coup plus floue mais que ça va mieux au bout d’une heure c’est que les lignes ont bougés. Cela arrive après une séance par vent fort par exemple ou bien après une égalisation au piquet…

Le test que je fait en vol est de mettre le revo en stop BA en bas puis je regarde mes poignées qui doivent être symétrique sinon il faut égaliser.

En stop BA en bas les poignées doivent être symétriques

Un autre test que je fais en petit vent est de mettre le revo BA en bas puis de rejoindre les poignées dans une seule main. Sans avoir à contrôler le revo ce dernier doit descendre bien droit.

Enfin le test de l’égaliseur de lignes est le meilleur mais nécessite un point fixe dont on ne dispose pas toujours sur le terrain.

Ce soir j’ai passé 2 heures au gymnase à refaire mes lignes de 40 et 68 kg pendant que d’autre s’entrainait pour l’indoor de Marle. J’ai pris grand soin de faire un noeud d’arrêt car je pense que c’est l’extrémité de la ligne qui bouge. Il y avait de gros écarts entre la gauche et la droite: 2 ou 3 cm. Je me demande comment j’ai volé avec ça !

Vivement la prochaine séance que je teste le résultat.

Comment apprendre un ballet

Séance de cerf-volant revo à Vincennes

Dans mon billet sur l’écriture d’un ballet de cerf-volant j’évoquais brièvement la partie entrainement. Aujourd’hui, le 3e jour de ma semaine de cerf-volant 4 lignes à Vincennes me permet de tirer quelques enseignements sur l’apprentissage d’un ballet et d’apporter quelque compléments.

Suite de motifs plutôt que suite de mouvements

Comme un ballet est un ensemble il est plus facile d’apprendre le sens globale qu’une suite de mouvement. Cette façon de voir est beaucoup plus efficace en terme de capacité de mémorisation et en terme de cohérence des motifs. Il en découle que l’apprentissage de la bonne exécution des motifs pris un à un devient la priorité de l’entrainement réel.

Puis une fois que les motifs sont suffisamment assimilées on va les enchainer pour apprendre le ballet. La mise bout à bout des motifs peut alors être faite en musique.

Mise en musique

La mise en musique au début de l’entrainement permet de rapidement se rendre compte de la quantité de travail à fournir pour être dans le tempo. Toutefois je considère qu’il ne faut pas s’entrainer sur la musique trop tôt surtout quand les motifs ne sont pas suffisamment maitrisés car cela fait trop de choses à assimiler.

Commencer par l’exécution des motifs seuls puis ajouter la musique.

Étalement des séances

Dans tout apprentissage il y a une phase de répétition puis d’assimilation. La répétition ce fait lors de l’entrainement et l’assimilation se fait… en dormant. Enchainer plusieurs heures d’entrainement ou trop de choses à assimiler dans une même journée est contreproductif.

Je préconise toujours un entrainement par étape et l’expérience de ces 3 jours me donne raison. En me concentrant sur un motif par séance d’une heure, je constate le lendemain que le motif est bien assimilé. Je peux alors passer au motif suivant.

Faire plusieurs séances d’une heure est plus efficace qu’une seule séance de plusieurs heures

Le chemin est encore long avant d’aboutir à un ballet complet mais mon entrainement avance bien.

La suite au prochain épisode…. juste pour le plaisir.

Kaiju en route

Mon Kaiju, cerf-volant 2 lignes indoor ou vent très léger conçu par John Barresi est en route !

Bientôt donc commence pour moi une nouvelle aventure cerfvolistique en Indoor. Je vais me mettre au 2 lignes.

Valeur perçue du cerf-volant 4 lignes

Dans mon billet précédent j’exposais le faible coût de l’heure de vol d’un revo. Cependant le perception de la valeur qu’a le public sur les cerfs-volants pilotables constitue toujours un frein à l’acquisition et donc à la pratique du cerf-volant.

Cerf-volant revo Barresi ventilé

Coût d’entrée et valeur perçue

On a vu que l’heure de vol revient vraiment bon marché mais c’est bien le coût d’entrée qui reste un frein. Pourquoi ?

Vue du public

Tout d’abord le public considère que le cerf-volant est un jouet donc là valeur perçue est faible. Pour lui le cerf-volant ne doit pas coûter plus de quelques dizaines d’euro.

Ensuite les marchands du temple en proposant des jouets ont promu des cerfs-volants de mauvaise qualité qui sont une source de frustration pour les acquéreurs.

Ainsi vouloir réduire le prix pour attirer plus de pratiquant se fait hélas au détriment de la qualité et de la viabilité économique de la filière. De plus le public est conforté dans son idée d’une valeur perçue faible.

Vue des pratiquants

Le public néophyte n’est pas le seul à voir dans un cerf-volant un objet de peu de valeur. Les pratiquants eux-même y sont pour quelque chose.

Si le cerf-volant 2 lignes précède historiquement l’apparition du 4 lignes, les pilotes 2 lignes voient parfois dans le 4 lignes un objet extraterrestre qui n’est pas un cerf-volant. Ce qui est évidement faux puisque le 4 lignes est l’aboutissement des panneaux des 2 lignes. Le 4 lignes est le cerf-volant pilotable par excellence.

On assiste ainsi à des discours qui émanent des cerfs-volistes même pour argumenter que le 4 lignes n’étant constitué que d’un plan ne doit pas coûter bien cher à fabriquer. Le français étant expert en copie….il n’en fallait pas plus pour aboutir à une effervescence d’apparition de revo faits maison dont les qualités de vol peuvent laisser à désirer.

Restaurer la valeur perçue

Un coût élevé semple incompatible à l’accessibilité de la pratique. Pourtant ne peut-on pas restaurer une valeur perçue correcte sans freiner l’accès à la pratique ? Peut-on maintenir un prix qui permette de soutenir la filière économique – c’est primordial car n’est pas fabriquant de révo qui veut – tout en le faisant accepter au néophyte ? Dans un tout autre domaine de vulgaires bouts d’électronique appelés smartphone sont vendu 1000€ pour un coût de fabrication de 100€. Et il y a foule à faire la queue pour en acheter !

Non à la contrefaçon

Le meilleurs moyen de ruiner les efforts de restauration de la valeur perçue est de continuer comme je le vois souvent de verser dans la contrefaçon. Pour autant des modèles libres existent et c’est tant mieux. Donc en respectant la propriété des uns et des autres et en favorisant la création de modèles personnels originaux on peut restaurer la valeur perçue.

Prêt de matériel

Des initiatives prises par des cerfs-volistes partageurs ont existées (de mémoire le SMKC) afin de faire circuler par voie postale des CV en prêts. Cela avait permis à des pilotes de tester du matériel sans en supporter le coût d’acquisition. Des écoles de cerf-volant (comme Kit’Anim de Steff FERME) peuvent fournir du matériel de qualité aux élèves.

Démonstrateur

La qualité d’un produit se forge par la preuve de la démonstration. Contrairement aux smartphones que j’évoquais, le revo nécessite une habilité du pilote. La démonstration nécessite des pilotes aguerris. Elle permet de montrer les capacités de vol et effectuée en réel suscite plus facilement les vocations. Actuellement les démonstrateurs sont peu nombreux: on les retrouve sur les festivals mais on en croise rarement quand on va voler chacun dans son coin. Cette pénurie de démonstrateur cache une pénurie de pilotes avec un certain niveau et surtout de pilotes prêts à s’investir dans de la démonstration dans une activité bénévole….

Favoriser la pratique

Une émulation des pilotes afin de constituer un vivier de démonstrateur semble être une évidence. Le club 38 est une manière d’y parvenir mais la pratique de la compétition également.

 

Le chemin s’annonce long afin de restaurer en France la valeur perçue du cerf-volant 4 lignes mais cela ne tient qu’aux pilotes de faire vivre leur passion.

Le cerf-volant 4 lignes ne coûte pas cher

Un des freins qui est souvent évoqué concernant la pratique du cerf-volant pilotable est le coût des machines. En effet un cerf-volant de bonne facture coûte entre 200 et 350 €. Les 4 lignes sont les plus onéreux. Ce coût doit être relativisé.

Revo Barresi semi-ventilé

En effet si on considère cela comme un investissement, il fait le ramener au coût de pratique car si on trouve dans le commerce des objets volant électronique pour moins cher, le cerf-volant reste bien plus abordable. Il suffit de considérer le coût de l’heure de vol.

Coût de l’heure de vol

A ce jeu les 4 lignes avec la possibilité de changer les barres offrent un rapport coût/heure de vol imbattable. Un révolution B-serie coûtait environ 350 € en standard avec 2 jeux de barres. Cela permet de voler entre 6 mph et 20 mph. Même dans les terres cela laisse beaucoup de possibilité et assure de pouvoir voler au moins une fois par semaine. Partant d’une hypothese de 2 heures par séance cela fait 104 heures par ans.

350/104 = 3.37 €/h

Avec un drône en plus du coût de la machine il faut ajouter une nombreuses batteries de rechange pour rester sur le terrain 2 heures durant.

Le revo coûte moins cher à la pratique que le drône

Le pilote enthousiaste qui vole encore plus fera bien entendu descendre le coût de l’heure de vol. Il faut aussi savoir que la durée de vie d’un revo varie de 2 à 4 ans.

coût de l’heure de vol entre 0.84 et 1.69 €

En comparant avec d’autres pratiques sportive liées au vent il est assez clair que le coût des grosses voiles explose le ticket d’entrée et limite les heures ainsi que les lieux de pratique. Pour ce qui est des autres sports tels que les sports de ballon ou l’athlétisme, le cerf-volant reste très abordable car un sport de ballon ou l’athlétisme nécessite un terrain spécifique et donc des equipement dédiés impliquant une pratique en clubs donc un coût de licence non nécessaire pour le cerf-volant.

Cerf-volant économique

Même ceux qui ne se sente pas l’âme d’un fabriquant, peut accéder au pilotage 4 lignes à moindre coût en se tournant vers les quelques modèles économiques existants.

Le Mojo ou le revo EXP peuvent permettre de démarrer et faire encore baisser le coût de l’heure de vol lors de la première année sans être un hard-core flyer qui va passer 6h par semaine sur le terrain de vol.

Toutes ces considérations n’enlèvent rien au fait que le ticket d’entrée reste perçu comme important mais cela fera l’objet d’une autre réflexion dans un prochain billet.