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Retour sur un an avec le Djinn

Dans cette article je reprends les éléments que j’avais mentionné dans un billet sur un célèbre réseau social. L’objectif du billet était de donner mon avis sur l’utilisation du Djinn.

Préambule

Je vole au Djinn depuis presque un an maintenant et j’ai écris plusieurs articles dans ce blog qui compare le Djinn et le B-serie. Voici une synthèse des principales conclusions au regard de ma propre expérience de pilote et de mes goûts personnels.

Traction

Djinn offre moins de traction que le b- série. Au début, vous voulez tirer dans les lignes afin d’avoir la sensation de traction, mais la bord d’attaque se courbe et absorbe l’excès de traction. Le Djinn ne bouge pas d’un poil. Cela n’a pas l’effet habituel de la série b

Au contraire, il faut laisser simplement la voile faire une poch, pas de traction mais ça avance 😍

Barres Mystic 10

Le Djinn équipé de Mystic 10 vole comme Djinn Mystic 12 dans sa plage de vent respective. De l’autre côté, le B-Serie en 2 plumes m’obligeait à donner plus d’entrée c’est-à-dire à tirer dans le lignes. Comme les 2 plumes sont plus rigides que les Mystic 10, tirer dans les lignes apportent de la traction mais n’affecte pas beaucoup la courbure du BA. Mais c’est un effort. Le Djinn Mystic 10 me permet de voler avec moins d’effort, il suffit de voler comme Mystic 12 dans un vent régulier.

Les versions ventilées

Qu’en est-il de la version ventilée? De version standard à la version entièrement ventilé, je peux comparer avec le b-série Le Djinn semi-ventilé est moins ventilé que la version b-série, de sorte que la plage de vent basse du Djinn semi-ventilé est plus faible. Dimanche, je pilotais le Djinn à semi-ventilé avec 6-7 mph. Avec la série b, j’aurais eu besoin de 9 mph.

Quand au Djinn entièrement ventilé il vole vraiment comme la version standard. Les barres 4 plumes utilisées avec le b-série ventilée est extrêmement rigide et j’ai eu besoin d’ajuster mon contrôle entre le b-série standard et le b-serie ventilée. Par exemple, lorsque je prenais la b-série ventilé, j’avais besoin d’un ou deux nœuds de frein en plus. Avec le Djinn, je ne change jamais l’échelle des nœuds, je change simplement le cerf-volant et je vole normalement 😎 VRAIMENT incroyable 👍Avec Djinn, les barres différentes en fonction des versions de ventilation sont justes parfaites pour la plage de vent et fournissent la même flexion.

Les barres Mystic

Les barres Mystic sont plus flexibles que celles de Revolution b-serie, donc en cas de vent violent la voile du djinn s’ajuste. Avec les 4 plumes du b-série, le cerf-volant est très rigide, j’ai donc eu besoin d’ajuster la poignée (relâcher ou augmenter le frein) pour maintenir la revo en stop. Avec le djinn, je garde ma poignée dans la même position et le bord flexible du bord d’attaque se plie simplement pour absorber la rafale.

Les extra et hardcore ventilés

Je ne peux pas comparer l’extra et le hardcore ventilé avec tout autre modèle de fournisseur de cerf-volant parce que je n’en ai pas. Je peux seulement dire que le Djinn extra-ventilé vole bien à 20 mph, comme expérimenté lors du premier vol de l’année à Berck. Le hardcore-ventilé (la version la plus ventilé du Djinn) peut également voler à 20 mph, mais pour mon niveau de compétence, c’est un peu difficile. Néanmoins il vole et peut maintenir le stop sans problème à 22 mph 👍

Casse de barre

Qui dit barre flexible dit casse possible mais puisque je respecte scrupuleusement la plage de vent du vendeur, je n’ai jamais cassé de barre que ce soit avec b-série b ou le Djinn. Des cas de casse de barre Mystic ont été reportés? Voici mon explication. Je pense que lorsque vous êtes habitué à pilotez un b-serie ou un révo en barre de 12 mm, vous ne ressentez pas la traction avec Djinn, vous ne pouvez donc pas comprendre que le cerf-volant est dans sa plage de vent supérieure et que les barres peuvent se casser.

Il suffit de regarder la flexion du bord d’attaque et non la sensation de traction. Le Djinn ne tire comme une b-série donc ne prévient pas quand il va casser. De plus comme la les plages de vents des différents modèles se chevauche, on prend vite confiance. En plage haute c’est dangereux: ça vole même dans ce vent très fort donc on continue

Le réglage du bridage

Le bridage peut se régler en 3 positions. Je n’ai encore testé. J’utilise simplement le réglage d’usine normal.

Le bridage du Djinn est toutefois différent de celui d’un revo b-serie. J’ai dû ajuster ma technique de virage sur la pointe car le seul freinage de l’aile intérieure du virage fait survirer le Djinn. Pour obtenir un virage pointe d’aile, je freine très légèrement l’aile intérieure du virage et relâche (accélère) l’aile extérieure.

Les trous d’air

Et le trou du vent? Eh bien avec les barres rigides des Revolution, lorsque le vent ralentit soudainement, je tirais sur les deux poignées pour gagner de la tension et générer un vent artificiel temporaire …. eh bien ne JAMAIS le faire avec le Djinn. N’oubliez pas que ses barres sont très flexibles, donc le bord d’attaque se plie. Comme le réflexe de pomper est bien encré dans mon logiciel de pilote, je continue encore machinalement à le faire mais je dois relâche les freins en même temps que je tire les deux mains. J’obtiens alors un surplus de puissance temporaire.

Style de vol

En raison de la grande poche comparativement avec le b-série ou tout autre cerf-volant plus rigide, j’ai trouvé le Djinn plus stable et j’ai besoin de donner plus d’entrée pour le faire bouger. Le style de vol est donc plus athlétique aussi bien pour le pilote que pour le cerf-volant. Lorsque vous trouvez la bonne impulsion d’entrée, c’est comme un moteur turbo, le Djinn libère la puissance: je suis fasciné parce que vous pouvez voir le cerf-volant se plier et accélérer, se déplaçant rapidement 😎 C’est très surprenant à cause de l’absence de sensation de traction!

Conclusion

Le Djinn est un cerf-volant 4 lignes différent du b-serie. C’est une nouveauté. Je n’ai pas décrit ici les améliorations techniques pour me concentrer sur le vol uniquement. Le Djinn m’offre un divertissement et apporte un renouvellement dans ma pratique du 4 lignes.


Plus d’info sur le Djinn https://www.kiteforge.com

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Entrainement MI02

Je poursuis ma progression avec mon Djinn en m’entrainant sur les figures de compétition. C’est un bon moyen de s’améliorer. Dans le même registre le Club 38 animé par Revolution m’avais permi en 2017 de me fixer des objectifs. Maintenant volant sur des Djinn, il me fallait trouver d’autres exercices. Alors pourquoi ne pas prendre ceux de la compétition et qui sait cela pourrait m’être utile…. 😎

La semaine dernière, pour le plaisir c’était MI01. J’y ai apporté quelques variations (variations sur l’Omega) C’était plus amusant. C’est une figure obsolète comprendre n’est plus utilisée en compétition. Cette fois-ci, c’est le MI02 ou l’échelle par le haut. Cela tombe bien. Je dois travailler le virage sur la pointe avec le Djinn car je ne suis pas satisfait de moi.

Prochaine séance sera MI03

B-Serie

Historiquement il s’agit des revo dit Barresi dans la lignée des Signature serie comme les Lee Sedgwick. Avec la fin du partenariat entre John Barresi et Revolution, le B de B-Serie fait référence à Barry Poulter sur le site de Revolution.

Révolution B-Serie, modèle ventilé

Sorti en 2007, le B-Serie se décline en 3 versions : standard, semi-ventilé et ventilé. Les versions standard et semi-ventilé étaient livrées avec 2 jeux de barres (2 plumes et 3 plumes) tout comme que la version ventilé (3 plumes et 4 plumes). Chaque version avait donc une plage de vent large mais au prix d’un changement de barre. Une version extra-ventilé fut produite à B.Poulter dans la série B-Pro. Ce CV fut grandement mis en avant par John Barresi qui est à l’origine de ce panneautage à travers son utilisation par la team I-Quad.

En terme de pilotage le B-Serie est un CV très stable. Les barres Revolution sont également plutôt rigides. Le CV génère une bonne traction le rendant bien présent dans les mains.

Retour au musée des 4 lignes

B-Zen

Sur la taille d’un revo 1, cette version des B-Serie est destinée au vent léger (< 6 mph). La voile était fabriquée sur commande par Barry Poulter. C’était un cerf-volant cher de près de 700€ en France. Son vol est lent et majestueux.

Revolution B-Zen Pro

Les barres sont spécifiques au Zen évidemment en taille mais également par sa structure tissée. Sortie en 2010, sous le nom de B-Zen Pro il fut commercialisé ensuite sous le terme B-Zen. L’adjectif Pro signifiait que la voile était fabriquée à la main par Barry Poulter comme pour le B-Pro. Une petite signature sur la voile rappelle son origine « pro-ish ».

Retour au musée des 4 lignes

Musée des 4 lignes

Cette page recense différents modèles de cerf-volant 4 lignes afin d’offrir un guide d’achat au novice qui entre dans ce monde.

Fidèle à mon leitmotiv du pilotage d’abord, l’objectif est de permettre l’acquisition facile d’une machine au comportement standard pour un même modèle ce qui exclut les revo perso produit à l’unité. Vous trouverez donc dans ce guide uniquement des modèles du commerce grand public que l’on trouve en magasin ou disponible sur commande ou encore en occasion pour les modèles plus anciens.

Un autre critère de sélection de cette liste est le comportement du cerf-volant lui-même. Toujours fidèle à mon leitmotiv du pilotage d’abord cette liste recense les cerfs-volants qui offrent un comportement de 4 lignes pilotable de précision. Exit donc les voiles de traction.

Enfin je mentionne également des indications commerciales aussi bien en terme de prix que de fournisseur dans le but d’aider le novice à faire l’acquisition de sa première machine.

PhotoNomMarquePlage de ventDateProductionPrixVendeurDétails
Rev IndoorRevolution02001oui 280 €CerfvolanstervicesVoir fiche
B-ZenRevolution1 à 5 mph2010non  Voir fiche
B-SerieRevolution

3 à 30 mph

2007non  Voir fiche
SLERevolution 1998non  Voir fiche
Reflex RXRevolution4 à 26 mph oui330 €CerfvolantservicesVoir fiche
Reflex XXRevolution0-14 mph oui350 €CerfvolantservicesVoir fiche
DjinnKiteForge1 à 35+ mph2018oui
375465 $
KiteForgeVoir fiche
FulcrumSkyburner2 à 25 mph2017oui Skyburner
Cerfvolantservices
Voir fiche
RevopoloPolokites0 à 38 mph2009oui 280-330 €PolokitesVoir fiche
WindriderFreilein  oui150 €Emma kitesVoir fiche
ColibriDrôle d’oiseau  oui 250-280 €Drôle d’oiseauVoir fiche
SparrowDrôle d’oiseau 2019oui 220-270 €Drôle d’oiseauVoir fiche
Four linesORAO 2018oui80 €DécathlonVoir fiche
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Megateam

Je voulais depuis Penvins faire une billet sur le megateam afin de noter mes réflexions sur le sujet. Cet article est une ébauche ayant pour prétention de décortiquer ce qui permet de faire un beau megateam. Je me base pour cela sur les megateams auxquels j’ai participé.

Pilotes

Les pilotes sont les éléments d’un groupe: le mégateam. Chacun doit mettre son ego de côté et suivre les instructions du leader dont la responsabilité est ce que doit faire le megateam. La responsabilité de chaque pilote c’est comment réaliser les ordres du leader c’est-à-dire son son cerf-volant. Il doit savoir le tenir en stop dans toutes les positions.

La gestion de la vitesse est egalement très importante et quand les CV sont différents le pilotes doit modifier l’ouverture ou fermeture des freins pour suivre le rythme imposé par le leader. Cela change sensiblement le pilotage car les mains/poignet ne sont plus dans la même position. Cette gestion de la vitesse est acquise quand on vole en team au fil des heures d’entrainement où tous les pilotes prennent la même vitesse de vol imprimée par le leader. En megateam on doit être capable de prendre la vitesse de vol du leader du moment mais rien n’empêche de demander en dernier recours  « plus vite ou moins vite » 🙂

Un dernier aspect que j’évoquerai dans les qualités nécessaires aux pilotes c’est…. le silence. Ce n’est pas vendeur de le dire mais le silence aide à la concentration des novices en megateam qui doivent écouter les ordres, les traduire et les mettre en œuvre. Le tout avec le stress des autres revo autour du sien, le novice apprécie donc le silence 🎶

Le silence règle le problème de la discussion des ordres. On ne discute pas les ordres du leader. C’est lui qui est responsable du groupe, d’enlever les tours dans les lignes etc. Si un pilote a des idées, le moyen de les exprimer est de passer leader !

Leader

Le leader dirige le megateam et donne les ordres. C’est un rôle à la fois de responsabilité du rendu final c’est-à-dire les figures montrées aux spectateurs mais également un rôle de gestion du groupe de revo.

Pour cela le leader doit connaitre un certain nombre de figures et comment les enchaîner. C’est de sa responsabilité de faire du beau et cela nécessite de sa part un sens de la chorégraphie. Différents styles existent sur la place: lent et cool ou rapide et dynamique. Cela dépend du leader.

Pour ce qui est de la gestion du groupe c’est une aptitude à voir tous les revo et pas seulement le sien. Il doit adapter la fenêtre de vol en fonction du nombre de revo et dans une certaine mesure des capacités des participants.

Ordres

C’est à mon sens ce qui est le plus important dans le megateam car c’est le lien entre le leader chorégraphe et la troupe. C’est encore plus vrai quand il n’y a pas eu de préparation préalable au megateam. Le sujet des ordres revient aussi très souvent quand on observe les megateam car il soulève les problématiques suivantes:

  • langue
  • vocabulaire
  • manière d’énoncer
  • matériel

Langue

La langue utilisée pour les ordres au sein d’un team est naturellement la langue maternelle des membres du team. Une équipe allemande donnera les ordres en allemand par exemple. Dans le cas du megateam où les pilotes sont d’horizon différents comme c’est le cas sur les festivals internationaux, il faut trouver une langue commune…. idéalement celle parlée par le plus grand nombre. Je propose le chinois… ou le finnois…non ? plus sérieusement la langue commune qui sera comprise de tous est de facto l’anglais. Du moins l’anglais va demander globalement moins d’effort à tous.

Vocabulaire

Le vocabulaire choisi participe également à la compréhension rapide des ordres surtout pour ceux dont la langue maternelle n’est pas l’anglais et en masquant les différence d’accent dans la prononciation. C’est un sujet intéressant qui méritera que je m’y penche.

Énonciation

La manière d’énoncer consiste dans le tempo employé et la présence ou non de pré-ordre. C’est un sujet également qui mérite d’être décortiquer par des sensibilités varier pour trouver le meilleurs compromis: entre le délais d’annonce des figures, la positionnement d’un pré-ordre ou pas: en effet dire « go » respectivement « and…. go » oblige à avoir une annonce dans le premier et un consensus implicite sur le délai de réaction (on entend le « go » puis 1/2 seconde l’ordre est exécuté) tandis que dans le second le « and » prépare le pilote à la commande « go ».

Matériel

On parle peu du matériel en megateam car souvent improvisé. Pourtant les équipes utilisent parfois du matériel de transmission audio (PMR). Cela évite au leader d’avoir à crier ses ordres et permet aux pilotes « loignés en bout de ligne de bien les entendre. Un autre moyen est pour le leader de sortir du megateam pour occuper la position de coordinateur et d’utiliser un… mégaphone.


Pour aller plus loin dans je vous conseille de lire le standard Jst 4 fun faites par Marc van der Graaf, Roelof van der Tak et Wil Ammerlaan, des pilotes hollandais, et qui définit les ordres. Vous pouvez également consulter une liste des figures megateam disponible. Le tout sur le site de Revolution(tm) https://revkites.com/learn-to-fly/revolution-team-flying-manuals/

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Djinn en vent variable

Ce dimanche matin les averses des jours précédants avaient cessé et le vent annoncé entre 7 et 15 mph me fit sortir le Djinn semi-ventile.

L’objectif de la séance étaient de préparer un nouveau ballet suite à ma session de mardi dernier où je me trouvais plutôt moyen en Djinn sur mon ballet de 2017.

J’avais quelques idées mais j’étais sans doute trop optimiste au regard de ma maîtrise du vol avec le Djinn. Le ballet demande plus de précision que le megateam et je suis revenu à faire mes gammes: lignes droites, rotation, stop.

Le verdict fut sans appel. A berck j’avais travaillé les rotations pointes et j’ai alors remarqué une faiblesse dans la position stop BA vers la bas. Ma reprise de le rotation pointe était vraiment brouillone. Ici en rotation centre, le défaut était également présent.

La rotation

A force de décortiquer mes mouvements en rotation pointe, j’ai compris que je forçais sur le frein intérieur alors qu’il faut plutôt lâcher le frein extérieur. En rotation centré ce même défaut est pire avec le Djinn: il faut que je me débarrasse de ce reflex sans doute efficace avec le Revolution B-Serie mais pas bon avec le bridage du Djinn. J’avais d’ailleurs remarqué l’année dernière à Marseille que je faisais survirer le Djinn la première fois où je l’avais essayé.

Vent variable et tension de ligne

Comme le vent du jour était variable loin du vent de cinema de Berck, j’ai eu l’occasion de découvrir un effet de la souplesse des barres du Djinn:

  1. Ça permet d’encaisser les rafales
  2. Rend inopérant la mise en tension brutale des lignes

Ainsi en mouvement quand le vent faiblit brutalement j’ai tendance à tirer les 2 bras pour remettre de la tension. Avec le Djinn comme les barres sont souples, ce pompage quand il est trop fort tend les lignes puis au lieu de générer du vent relatif, est absorbé par la déformation du BA. Ce qui n’est pas l’effet souhaité !

En stop j’ai bien intégré qu’avec le Djinn il suffit dans un premier temps de lacher plus de frein pour tenir quand le vent faibli sans tirer les bras. Le pompage est ensuite utile seulement pour regonfler la poche.

En mouvement il faut appliquer le même principe. Baisse de vent, relâcher les freins. Il en est de même pour les démarrages vifs. Avec le Barresi je donnais un leger coup dans lignes (sorte de pompage) sans vraiment me soucier de relacher les freins. Avec le Djinn ce pompage ne fait que déformer le BA. Il me faut bien penser à lacher les freins: et vroooooom 😎

Ce fut une séance comme je l’aime…. en progression.

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Djinn à Bagatelle

3 semaines après mon dernier vol en Djinn à Berck, j’ai amené mon Djinn prendre l’air à Bagatelle, aire de jeu qui fut autrefois un lieu de rencontre des cerf-volistes de la region parisienne aux heures de gloire de cette pratique.

Il y avait au loin un revo RX et un petit cerf-volant d’enfant, signe que le spot n’est pas mort pour tous.

En réalité j’avais rendez-vous avec Christophe et Alban pour tester le vol en barre de 12. En effet après avoir sorti le Djinn j’ai troqué ce dernier pour un revo barre de 12 pour voler avec mes 2 acolytes du moment.

Christophe pensait que je n’arriverais pas à bien voler avec le revo d’essai sans des poignées longues mais je m’en sortais bien avec mes poignées classiques 13 pouces Revolution. En utilisant des poignées longues maison, le résultat fut décevant: trop de frein et au prix d’un effort d’adaptation énorme je volais mais avec une précision plus que médiocre.

J’en conclus que les poignées étant un élément de liaison entre le CV et l’anatomie du pilote, c’est un outil personnel avec lequel chaque pilote prend ses habitudes. C’est un peu le reglage du siège dans une automobile, chacun le sien pour qu’il se sente bien.

En poussant la réflexion plus loin, les poignées longues permettent un débattement plus important donc on fait des mouvements plus petits avec ces poignets. Cela necessite donc un contrôle plus fin de la part du pilote d’autant plus que le revo d’essai ne poche pas ou peu donc la pression de stabilité est moins perceptible à mon goût.

Au final ce couple revo tendu et poignées longues recquiert plus de sensibilité et de finesse dans le pilotage. J’ai des poignées longue que j’utilisais avec mon B-Zen. Je ne sors plus ce dernier de sa housse et je suis maintenant un habitué des poignées standards 13 pouces.

Le vent de travers était vraiment horrible. Cela m’a rappelé en plus de la distance (40 minutes aller) pourquoi je ne vais jamais sur ce spot. Un vent vraiment, vraiment pourri. A part s’entraîner pour pouvoir voler dans des lieux inattendus si on fait de la démo partout, ou bien dans le cas du vent de terre de Berck ou en compétition, Bagatelle en vent de travers c’est une torture.

J’ai terminé cette séance avec mon Djinn, que j’aime beaucoup. Signe du vent de film d’horreur toute la suite du Djinn y passa. J’ai commencé avec le ventilé puis je suis passé au semi pour finir au standard. Au fait l’axel est toujours aussi fantastique…😎

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Festival

Berck 2019

Cette édition 2019 des Rencontre Internationales de Cerf-volant de Berck-sur-Mer (RICV) promettait d’être humide selon la météo. Il faut dire que dès la semaine du 6 avril on avait vu une baisse des températures et une dégradation du temps. Ce n’était toutefois pas un inconvénient à remettre en cause ce rendez-vous pris de longue date. La check-list faite, c’est-à-dire le plus important: les CV bien dans le sac, je volais vers mon paradis de cerf-voliste.

Le départ

A 6h30 je quittais mes pénates avec le coffre bien rempli. En voyant cela je me suis dis avec euphémisme que mes passagers covoitureurs n’allaient pas avoir beaucoup de place pour leur bagage. Cette année j’emmenais avec moi Konstantin. Effectivement les pilotes 2 lignes ont des sacs plus longs que ceux des pilotes 4 lignes.

Konstantin et un ami venu de Grèce pour le festival étaient vraiment à l’étroit dans ma kite mobile. Heureusement que le trajet ne dure que 2h30 et fut agrémenté d’une pose où j’ai pu goûter à un gâteau bulgare au fromage amené par Konstantin.

Le trajet est vite passé et nous arrivâmes à Berck dans la joie un peu avant 11h.

Le temps d’aller récupérer mon badge de cervoliste puis les clés du studio, je pouvais commencer à vivre pleinement mon festival.

Direction le terrain

Après avoir déjeuné sous la tente des cerfs-volistes, ce qui est bien pratique car cela évite la foule des échoppes prises d’assaut par les visiteurs du festival, je me dirigeais vers les terrains.

Dans la zone monofil prêt de la cabane du club Berckite, David Coune et Pierre Arnoult étaient en l’air avec leur batrevo.

Je voulais les rejoindre quand soudain la sirène du megaphone de Philippe sonna le rappel pour le megateam 4 lignes. Ainsi ce fut le bapteme du feu pour Djinn sans plus de preparation au vent de… terre. Comme la plage est en contebas à Berck, vent de terre rime étrangement avec vent de mer..de !

J’avais sorti le semi-ventilé à cause des bonnes rafales sur le terrain des monofils, mais sur le terrain central, les batiments coupaient tout le vent en bas mais le Djinn en semi est un warrior que rien n’arrête.

Megateam d’ouverture

Les copains revo essayèrent mon Djinn avant que ne démarre le megateam d’ouverture de ce 33e RICV de Berck. Essai du Djinn par Pierre Arnoult:

Essai du Djinn par David Duboc:

Ce premier megateam fut un bon exercice afin de voir les limites de mon pilotage mais sur le moment ce ne fut que du plaisir en retrouvant cette sensation magique du mégateam.

Baptême de mon Djinn en mégateam à Berck:

Djinn à Berck

Avec l’euphorie que me procurait ce premier vol en megateam avec mon Djinn, je ne voulais pas quitter le terrain et je suis resté un moment à regarder les démos sur le terrain central. En premier suivi le megateam 2 lignes puis un passage remarqué de 2 lignes en paire dual: comprendre 2 pilotes qui font voler chacun 2 CV.

mégateam 2 lignes:

Now’air:

paire dual avec Henri Dancy et Philippe Machuel :

Tour des terrains

La météo annoncait de la pluie pour le lendemain dimanche et un temps plutôt maussade la semaine d’après. J’ai préféré faire mon tour des terrain le jour même de mon arrivée pour profiter du soleil. Après une petite sieste bien méritée je suis allé arpenter les terrains sud en croisant ça et là des monofilistes en bataille avec leur cerfs-volants parfois en peine entre 2 vents.

En mode touriste sur les terrains sud:

Un megateam de fermeture pour la route

Comme le festival et la journée avaient commencé par le megateam 4 lignes, c’est aussi par un megateam 4 lignes que ce samedi 6 avril se termina.

Black sails

Cette année en plus des traditionnels mégateam, Mike Loskov était à la recherche de pilotes pour former une megateam d’un genre nouveau avec des effets visuels différents de ce que l’on avait l’habitude de voir. Autre caractéristique c’était que tous les pilotes devaient avoir le même revo tout noir. La première réunion se deroula à 18h devant la tente à biere. Rendez-vous fut alors donné le lendemain à 10h.

Spark est de retour

La réunion Black Sails ne dura pas longtemps. Cela me laissa encore le temps de faire un saut devant le calvaire pour faire quelques prises de vues par drône. L’an passé c’etait avec mes Revo et cette année je voulais refaire la même chose avec mes Djinn.

phare de Berck:

Phare et calvaire:

Un visiteur:

Djinn inspection

Après une courte nuit de sommeil, le rendez-vous de 10h m’amena à me rendre sur le terrain. Là Gilles et d’autres auscultèrent mon Djinn dans les moindres détails.

Black sails au sol

La météo avait raison…. hélas pas de vent dimanche matin. Après la distribution des revo touts noirs, le premier entrainement Black Sails fut du travail au sol car Eole brillait par son absence. Ce fut assez intéressant car l’idée de transformations des formes de manière fluide ouvre de nouvelles perspectives. Je crois en effet que l’approche artistique est ce qui sauvera la pratique plus que l’approche sportive et technique. La dimension artistique est accessible pour le spectateur alors que la dimension sportive et technique reste une affaire de spécialiste.

Cours Black sails ou comment faire du revo sans revo:

Megateam sous la pluie

L’après-midi la météo fut conforme aux prévisions: une pluie assez intense vint rincer le terrain. Les revo volent même sous la pluie mais ce n’est pas agréable du tout.

De nouveaux copains revo arrivés dimanche matin étaient présents.

La pluie fini par mettre tout le monde d’accord.

Je fus contraint de rentrer me changer car si la veste me protegeait le haut, mon pantalon était trempé.Le ciel brumeux et humide ne se dissipa pas de tout l’après-midi le megateam de fermeture fut un peu avancée.

Test du Djinn en vent faible en 40 kg

Lundi je me suis rendu un peu tôt sur le terrain et cela ma donné l’occassion de tester le Djinn avant le rendez-vous de 10h pour le Black sails. Le vent un peu faible annoncé à 8 mph me permi de tester le Djinn en 40 kg. En retirant 1 noeud pour enlever un peu de frein, mon jugement mitigé d’il y a une semaine à Draveil s’est précisé. Avec le Djinn pas besoin de passer en 2 plumes où de sortir les 23 kg…. pour le moment.

Djinnspection

Nico Revo et d’autres ont poursuivi l’inspection du Djinn. Il est vrai qu’il est assez rare de le rencontrer en France.

Premier vrai entraînement Black sails

Sur les 10h pétantes, le petit groupe de revo tout noir se dirigea sur la plage découverte par la marée basse pour le premier entrainement réel. La bonne nouvelle était que je savais encore voler en Revolution.

L’entrainement fut intéressant pour les concepts suivants:

  1. déplacement fluide
  2. déplacement de la grille au sol

Cela allait bien mériter quelques modélisations 3D à mon retour.

Une après-midi presque pétole

Le megateam d’ouverture fut assez difficile car le vent était faiblard mais les nuages avaient laissé place au soleil. Passer du Djinn au Revolution puis au Djinn est un peu troublant. J’ai prolongé le plaisir en allant voler sur le terrain des monofils devant la cabane du berckite club. Après une session en 37m je suis passé au 9m pour tater un peu de l’axel….. juste pour le plaisir.

Après m’être bien défoulé je suis aller faire une sieste, encore. Au-delà de 2 heures de CV par jour, c’est trop pour moi. Fini les journées entières à s’epuiser derrière un revo: le CV c’est bien tant que cela reste bon pour la santé ! En revenant de ma pause pour me rendre au megateam de fin de journée j’ai trouvé des constructions forts jolies en forme d’oiseaux colorés en train d’êtres balladées sur la terrain central. Certaines au bout d’une canne à pêche me rappelaient les farandoles finales des festivals indoor… C’était bien le signe que pétole s’était invité. Le megateam de fin de journée n’a pas eu lieu ce lundi du festival

Prémices d’une journée maussade

Cette fin de journée petole du lundi me laissa le temps de faire du ravitaillement à l’hypermarché local. La meteo se gata dans la nuit et à mon reveil je mis à profit une eclaircie pour aller faire voler mon Djinn.

Dommage que l’entrainement Black sails ait été reportée à l’après-midi à une heure indéterminée sur la base de prévision météo inexacte car Meteo France indiquait pourtant bien un crenaux le matin ou le soir:

Quoi qu’il en soit, la journée de mardi s’annonçait pluvieuse. Alors j’ai profité du répit relatif de la matinée pour voler un peu… et faire essayé mon Djinn. Ces échanges sur Djinn ont confirmé les impressions de mes tests préalables, échanges avec des pilotes de nivaux différents et des meilleurs que moi.

Thomas derrière les poignées:

Des gouttes de plus en plus grosses commencaient à tomber alors j’ai plié pour aller faire le touriste.

Puis j’ai fait un tour à la cantine où comme la veille il y avait la queue depuis la porte d’entrée.

Ensuite suis allé faire le megateam d’ouverture qui fut bien humide. Comme la météo avait annonçait de la pluie et craignant de prendre une rincée comme dimanche, je suis vite allé me réfugier dans mon lit: heure de la sieste !

Après la sieste, le temps toujours maussade, brumeux parsemé de pluie fine me fit renoncer à aller sur la plage même pour le megateam de fin de journée. J’ai préféré faire ma lessive. Alors que je passais le temps à écrire cet article dans la laverie, je m’aperçus d’un message arrivé sur le groupe de discussion Facebook Black sails « entrainement a 17h15 »: trop tard il était 18h et je faisais ma lessive. Comme je n’utilise pas Facebook comme principal moyen de communication, cela me complique la tâche.

Retour du soleil… et du vent

La journée de mercredi a commencé tôt pour moi. Je voulais profiter un peu du vent de mer dit de cinema. Pour cela je le suis rendu dès les premières heures sur la plage pour mettre en l’air mon Djinn.

Le vent était un peu juste pour le semi-ventilé mais des rafales montantes me firent choisir cette version.

Le vent de cinéma est une réputation de bord de mer qui n’est pas usurpée.

Black sails en semi-ventilé

Après l’appel des troupes tardif de la veille pour l’entrainement black sails, j’étais cette fois bien à l’heure. Nous étions équipés de semi-ventilé seulement or avec la pression des voiles Revolution, je pressentais que cela allait être surtoilé. D’autant plus que le vent était en train de monter. La session ne dura qu’une heure car le vent était vraiment devenu trop fort pour le semi-ventilé.

Entrainement mini- mégateam

On consacra la suite de la matinée à un entraînement mégateam. Contrairement aux autres années le mégateam classique attire moins de pilotes car cette ressource n’étant pas extensible, certains ont dû choisir entre black sails ou entraînement mégateam. Nous n’étions que 9, j’ai connu à Berck des entraînements mégateam où nous étions plus nombreux.

J’ai troqué le revo semi-ventilé tout noir pour le Djinn ventilé. J’allais rarement avoir l’occasion de sortir le ventilé alors c’était le moment où jamais de roder cette voile.

Une après-midi ensoleillée en Djinn ventilé

J’ai poursuivi l’après-midi en ventilé. Après le mégateam d’ouverture où nous fîmes 28, je suis aller voler dans la zone monofil en face de la cabane du berckite club car la marée haute avait rétréci la plage occupées par le monde. J’en ai oublié qu’il ne fallait pas s’exposer au soleil durant les heures les plus chaudes. Ah sacré Djinn !

L’absence de sieste et le vol matinal sur la plage découverte m’avaient un peu épuisé, aussi j’ai préféré faire l’impasse sur le megateam de fermeture.

Rencontre d’un lecteur de mon blog

Alors que j’allais faire un tour au bar avant la préparation du vol de nuit, je croisai Frederic qui m’avait reconnu. C’est un visiteur de mon blog, Après avoit échangé nous sommes allé voler un peu sur la plage.

Il venait tout juste de récupérer son nouveau Revolution RX Spider. Dommage qu’il n’avait pas de lignes de 37m….

J’ai pu tester son RX Spider et je le trouve très efficace: pas de traction et étrangement le passage du Djinn ventilé au RX spider est imperceptible.

Black sails à 20

Équipé pour le froid

Nous fûmes 20 voiles noires à voler ce jeudi matin. Les 2 heures d’entraînement furent intéressantes malgré la température un peu fraîche. La difficulté supplémentaire par rapport à la veille était d’être cette fois-ci 20.

En effet certaines figures étaient plus difficiles à comprendre comme la rotation de la grille qui ne donne pas un losange puisque on part d’un rectangle.

Black dails en pause:

Un après-midi en Djinn semi-ventile

Le vent qui venait de travers était faible au sol mais en hauteur les 12 mph avec 23 mph en rafale étaient bien présents. Pierre Fullsouk lâcha l’affaire tandis que certains étaient en ventilé, d’autres en standard ! Cela dépendait de la capacité de chacun à encaisser les rafales.

Pour ma part j’ai opté pour le Djinn semi-ventilé même si les rafales sortaient de sa plage de vent. Je comptais sur le souplesse des barres pour absorber les rafales et au toilage pour asurer dans les passages à vide. Le Djinn a tenu le choc, pas de dommage constaté. Le vent était vraiment difficile et il y a eu un carambolage lors du megateam 2 lignes.

Vol au milieu de la ménagerie

Le vent capricieux donnait beaucoup de mal aux monofils sur le terrain desquels des espaces se créaient. Une occasion de voler…..même en 37m au milieu des pieuvres et des nounours.

En fin de journée le traditionnel megateam a eu lieu dans les mêmes conditions de vent difficiles. J’ai conservé le semi-ventilé avec lequel j’avais volé tout l’après-midi.

Entrainement black sails à 16

Il faisait très frais ce vendredi matin. Les berckites étant occupés à leur propre entraînement nous fûmes seulement 16 cette fois. Le vent était plus calme, annoncé à 10 mph avec rafale à 18 mph mais vent de terre: tout le monde prit le black sail standard. Comme à chaque séance Philippe et Mike avaient de nouvelles idées à tester. La pression montait peu car la semaine touchait à sa fin et l’arrivée de nouveaux membres et l’absence de certains changeaient les habitudes des autres. Ah difficile pour tous de n’être qu’un pixel !

Djinn la révélation

Alors que je me préparais pour le megateam d’ouverture j’ai mesuré le vent et le vent de cinema tournait plutôt au film d’horreur. mesures prises à 1 minutes d’intervalle.

Apres avoir consulté la plage de vent du Djinn sur kiteforge, j’ai pris le semi-ventilé pour pouvoir bien tenir mes stops BA en bas avec les rafales.

Et là se fut la révélation. J’ai comprends ce que cela voulait dire « voler en dessous et en dessus de ce que l’on peut croire » ! je fus agréablement surpris de la tenue du Djinn semi-ventile dans les creux alors que d’autres étaient à la ramasse. J’adore ce cerf-volant !

Monofil et structures gonflables

Le cerf-volant est egalement un loisir contemplatif. Berck est une occasion de voir des grosses structures. On pouvait admirer le plus long cerf-volant du monde, une raie géante bleue.

J’ai retrouvé Frédéric que j’avais rencontré mercredi. Il avait des lignes de 37m et nous avons pu voler en ensemble.

Je volais en semi-ventilé sur la plage avec Frédéric quand le megateam 2 lignes touchait à sa fin. Je me suis alors dépêché de rejoindre le terrain central avec le semi-ventilé tout en sachant que là-bas le vent de film d’horreur conseillait plutôt un standard.

Le djinn un 4 lignes haute performance

Effectivement tout le monde était en standard. J’étais le seul en semi-ventilé…. mais en Djinn…. et la magie opéra de nouveau. Ce Djinn a de la ressource ! même en semi j’ai reussi à voler sans tomber. J’ai eu tord d’avoir douté de mes capacités à voler dans des vents faibles ou forts avec les Djinn. Le Djinn est décidément un 4 lignes haute performance !

Kostaa flykite

Samemdi matin j’avais donné rendez-vous à Konstantin pour faire quelques prises de vue de 2 lignes.

Je n’avais que peu de temps car le de temps car l’entraînement black sails était comme d’habitude à 10h. J’ai utilisé mes 4 batteries mais le vent et le froid ont sensiblement diminué mon temps de vol.

Black sails simplifié

Comme on avait prévu de passer en megateam d’ouverture, l’entrainement black sails se concentra sur un enchainement de figures simples.

Cela allait être la première fois du festival ou mon Djinn ne ferait pas de megateam….

Black sails la première

Le vent de terre fut le pire qui soit depuis le début de ces 32e rencontre internationale de cerf-volant.

Le passage black sails s’est fait dans la douleur mais lorsque les revos nous on rejoints on a arrêté tellement le vent ne permettait même plus de faire une simple pousuite par colonne.

Samedi au vent variable

Le reste de l’après-midi connu un temps alternant soleil et crachat tandis que le vent oscillait entre fort et faible. Dans ces conditions il valait mieux rester sous la tente. Plus grand chose en l’air:

Ici une équipe 2 lignes dont un des CV semble avoir une barre cassé. Son pilote a néanmoins continué comme si de rien n’était.

Regardez bien le CV du haut:

Le mégateam de fin de journée fut à l’inverse de l’ouverture tout simplement magnifique. Des figures simples mais bien exécutées !

Dernier jour du festival

Ce dernier jour commença comme les autres par un entrainement black sails de 10 à 12. Nous avons travaillé les mêmes séquences que hier. Comme le vent était parfois aux abonnés absents, l’exercice de la multi-poursuite fut au programme pour ne pas être pris au dépourvu lors du show.

La demo black sail s’est déroulé correctement malgré le vent de terre capricieux. Auparavant j’ai participé à l’envol des drumbox. Les voici au sol:

Malheureusement la mienne a fini au sol la ligne coupée après s’être emmêlé avec 2 ou 3 autres drumbox.

Entraînement au Djinn

J’ai mis à profit mes dernières heures à Berck pour me remettre au Djinn. En effet depuis la veille je ne volais qu’avec les revo black sails sans compter les 2 heures d’entraînement quotidien. Cela faisait beaucoup de temps passé sans mon Djinn.

Mon infidélité au Djinn fut réparé par un séance sur la plage à améliorer les rotations sur le bout d’aile en m’y exerçant par huitième.

Fin de festival pétole

Les derniers instants de ces 33e RICV de Berck ne furent pas gâtés par le vent. Les démos sur le terrain centrale furent de plus en plus difficiles même avec les UL.

Plus aucunes structures en l’air, le RICV touchait à sa fin. Après avoir rendu les revos touts noirs, nous fîmes un petit débriefing de ce premier Black sails.

Un dernier coup d’œil sur les RICV et j’étais reparti vers mes spots habituels du sud de la région parisienne.


Ces 33e RICV furent les premiers où je participais durant tout le festival. Cela dure 9 jours et cela peut paraître long. La météo parfois mauvaise est venue toutefois justifier de rester aussi longtemps. Le cerf-voliste ne contrôle pas la météo. Il doit faire avec et parfois il doit accepter de ne pas voler. Ce premier black sails fut une expérience enrichissante et j’y consacrerai un article spécial dans la suites des tuto mégateam en simulation 3D . Restez connectés en vous abonnant à ce blog

Parcours de progression 4 Lignes

Je présente ici un parcours pour progresser dans l’apprentissage du pilotage de revo, basé sur mon expérience personnelle et en prenant ici et là des conseils auprès de top pilote que j’ai pu croiser.

Introduction

Le cerf-volant 4 lignes de type Revolution ™ est un cerf-volant plat constitué de 2 demies-ailes dont l’inclinaison est variables de manière indépendantes. Ainsi l’aile droite peut avancer alors que l’aile gauche recule. Cela aura pour résultat de faire faire au CV une rotation. Revolution est l’inventeur de ce type de CV mais d’autres marques existent. On appelle communément les CV 4 lignes des révo en référence à la marque historique.

Cerf-volant 4 lignes Barresi aussi appelé B-Serie de la marque Revolution

 

Cerf-volant 4 lignes Djinn de KiteForge

Plus d’information sur les 4 lignes du marché.

Le pilotage

Le pilotage du revo se fait par des actions sur les poignées.

Poignées d’un revo

Poignées d’un revo: vue subjective

les 4 points d’attaches donnent 4 points de tractions. On peut ainsi changer l’angle d’incidence du revo et même appliquer des incidences différentes aux 2 demies-ailes. Les attaches du bas, appelées freins, sont reliées aux pointes du CV. Les attaches du haut, appelées les avants sont reliées aux brides du BA du CV.On distingue 5 manipulations de base.

La marche avant

Consiste à relâcher les freins des 2 poignées pour augmenter l’angle d’incidence.

Position freins relachés: le revo avance

marche arrière

Il faut tirer sur freins des 2 poignées pour donner au revo une incidence négative.

Position freins tirés: le revo recule

slide

Il suffit dechanger la résultante de poussée dans le sens du slide. Pour cela il fait tirer la poignée du côté du slide.

Slide à droite

Slide à gauche

Slide à droite en vue subjective

Slide à gauche en vue subjective

virage

Pendant que le revo avance, il suffit de freiner un aile pour faire un virage. Pour cela il faut tirer sur la ligne de frein du côté où l’on veut tourner.

rotation

La rotation autour du centre du revo se fait en faisant avancer un côté et reculer l’autre. On lache le frein de l’aile gauche pendant que l’on tire sur celui de l’aile droite et le revo va faire une rotation horaire.

Rotation horaire

Rotation anti-horaire

Rotation horaire en vue subjective

Rotation anti-horaire en vue subjective

La vidéo suivante montre les principaux maniements à bien comprendre avant de prendre l’air

Matériel

Avant de commencer à apprendre le 4 lignes, il faut commencer à s’équiper d’un bon matériel. Utiliser un revo de mauvaise facture ou un revo que l’on fabrique soit même quand c’est une première fois, va conduire à des échecs et à des frustrations. Si l’on veut apprendre sérieusement, il ne faut pas perdre de temps en se rajoutant des inconnues dans la qualité intrinsèque de vol du cerf-volant. Acheter un cerf-volant du commerce reconnu est la meilleure décision.Je conseille de prendre un revo de la marque historique tel le B-Serie qui procure une bonne sensation traction et sera très facile d’accès pour un débutant. On trouvera plusieurs déclinaisons ou ventilation: standard, semi-ventilé ou ventilé. Chacun étant adapté pour un type de vent du plus faible au plus fort. Pour débuter il faut choisir le standard s’il ne faut choisir qu’un seul. Pour pouvoir voler plus souvent quel que soit le vent, il faut prendre la suite complète. Même si cela représente un investissement: compter 350€ le cerf-volant, voler souvent est votre meilleur atout pour progresser.Les lignes sont souvent négligées quand on débute. Or c’est un élément essentiel assurant la liaison entre les poignées et le cerf-volant. Si il est de mauvaise qualité il va ajouter des la traînée inutilement ou des frottements quand on fait des tours. On distingue les lignes en fonction de leur résistance et de leur longueur. Pour débuter, choisir des lignes de 40 kg de marque LPG (ou autre mais toujours en fibre Dyneema). La longueur de la ligne devra être de 36m. C’est le standard pour voler en megateam donc si vous ne devez avoir qu’un seul jeu de ligne ce sera du 36m et rien d’autre ! Un jeu de ligne coûte environ 60€.

Un budget de 400€ est donc nécessaire pour avoir un bon matériel neuf

Plus d’informations sur les lignes et leurs resistances

Plus d’informations sur les declinaisons de revo en fonction du vent

Plus d’information sur les modèles de revo du marché : Musée  du 4 lignes

 

Cours débutant

Mise en position de décollage
Placement des poignées en premier

Quand on monte le CV on peut choisir de commencer par accrocher les lignes aux poignées puis de dérouler les lignes. Dans ce cas il faut bien penser à laisser les freins bien au loin i.e. les lignes du bas bien éloignées du piquet. Un fois les lignes déroulées, le cerf-volant se monte en le plaçant BA vers les poignées, les pointes au loin.

CV posé sur le dos, pointe au loin, avant relevage

On commence par accrocher les lignes du haut (proche du BA) puis les lignes de frein (proche des pointes). Cela oblige à relever les pointes. En relevant les pointes vers le haut, le CV est dans la position dite de parking. Dans cette position le revo à une incidence qui le fait s’enfoncer dans le sol. C’est la position de sécurité dans laquelle le vent ne peut pas faire décoller le CV.

après relevage des pointes, le revo est en position de parking

Montage du CV en premier

Si on a choisi de monter d’abord le CV puis de dérouler les lignes après les avoir accrochées au revo, alors on doit placer le CV à plat selon le terrain:

  • sur de l’herbe il faut placer le CV BA au loin et les pointes dans le sens du déroulement des lignes avec les brides en dessous. On dit que le revo est sur le ventre i.e. sur l’intrados.

Revo sur le ventre BA au loin

  • sur du sable on laissera le CV BA dans le sens du déroulement des lignes et les pointes au loin avec les bride en dessus. On dit que le revo est sur le dos i.e. sur l’extrados. On va mettre un peu de sable sur l’aile au centre près du BA pour faire un point d’appuis avec le poids du sable.

Dans ces 2 situations le revo n’est pas en position de parking et il faut effectuer une manipulation pour l’y amener. Sur l’herbe, il faut reculer en tirant alternativement sur les poignées gauches et droite pour plier la voile et laisser le vent s’y engouffrer. Sur le sable il suffira de tirer les freins pour relever les pointes pour mettre le revo en position de parking.Une fois dans la position de parking on applique la technique décrite dans la vidéo pour faire pivoter le revo à l’endroit c’est-à-dire le mettre BA vers le haut.

Mise en route et Décollage

Le décollage en pression du revo est le cours le plus important. J’ai personnellement sauté cette étape à cause de ma pratique de revo indoor en plané et de mon premier 4 lignes à voile tendue. J’ai perdu 2 années avant de comprendre l’importance de la mise en pression. La mise en pression est pourtant un élément essentiel au vol du revo. Ne le negligez pas si vous voulez progresser rapidement.

Virage et vol horizontal

Position stop

Marche arrière

Perfectionnement

Les exercices précédents permettent d’apprendre à voler. Une fois ces notions de base intégrées, le pilote est capable de s’amuser seul en sécurité. L’objectif des exercices suivants est maintenant d’inculquer une maitrise des mouvements à travers une discipline d’entrainement afin d’acquérir un niveau suffisant pour voler en groupe.

Horloge

L’horloge est un exercice pour apprendre les stops dans toutes les positions de rotation. C’est à mon sens l’exercice numéro un pour pouvoir voler en megateam où la tenu du stop dans toutes les positions est un prérequis pour faire les figures statiques.

Décollage et atterrissage

La mise en l’air d’un megateam en ligne peut se faire par une monté des révo côte à côte. Une manière plus élégante est de démarrer par une boucle sans perdre le temps de monter en haut de la fenêtre. L’atterrissage peut se faire également de manière élégante sans perdre le temps de revenir débouclé en bord de fenêtre. Ces manœuvres bien connues peuvent être travaillées en solo afin d’être prêt le moment venu sur le terrain. C’est ce que je vous propose dans cette vidéo:

Vol horizontal

Lorsque l’on vole en megateam, il faut savoir maintenir son altitude pour avoir un vol bien horizontal. L’aspect esthétique n’est pas la seule raison, c’est aussi pour des considérations pratiques: chaque revo doit rester dans son espace. Un peu plus haut ou un peu plus bas c’est la place d’un autre revo. Dans les figures dynamiques avec des croisements il faut impérativement rester dans son canal de vol. Pour cela il faut également être capable de tourner en bout de ligne sur la pointe de son aile afin de ne pas gaspiller de la fenêtre de vol !

Slide

Rotation en translation


L’objectif de ce parcours de progression est de savoir voler en megateam. Pour decourvir cette expérience de vol vous pouvez consulter mes animations 3D sur le vol en megateam