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Retour sur un an avec le Djinn

Dans cette article je reprends les éléments que j’avais mentionné dans un billet sur un célèbre réseau social. L’objectif du billet était de donner mon avis sur l’utilisation du Djinn.

Préambule

Je vole au Djinn depuis presque un an maintenant et j’ai écris plusieurs articles dans ce blog qui compare le Djinn et le B-serie. Voici une synthèse des principales conclusions au regard de ma propre expérience de pilote et de mes goûts personnels.

Traction

Djinn offre moins de traction que le b- série. Au début, vous voulez tirer dans les lignes afin d’avoir la sensation de traction, mais la bord d’attaque se courbe et absorbe l’excès de traction. Le Djinn ne bouge pas d’un poil. Cela n’a pas l’effet habituel de la série b

Au contraire, il faut laisser simplement la voile faire une poch, pas de traction mais ça avance 😍

Barres Mystic 10

Le Djinn équipé de Mystic 10 vole comme Djinn Mystic 12 dans sa plage de vent respective. De l’autre côté, le B-Serie en 2 plumes m’obligeait à donner plus d’entrée c’est-à-dire à tirer dans le lignes. Comme les 2 plumes sont plus rigides que les Mystic 10, tirer dans les lignes apportent de la traction mais n’affecte pas beaucoup la courbure du BA. Mais c’est un effort. Le Djinn Mystic 10 me permet de voler avec moins d’effort, il suffit de voler comme Mystic 12 dans un vent régulier.

Les versions ventilées

Qu’en est-il de la version ventilée? De version standard à la version entièrement ventilé, je peux comparer avec le b-série Le Djinn semi-ventilé est moins ventilé que la version b-série, de sorte que la plage de vent basse du Djinn semi-ventilé est plus faible. Dimanche, je pilotais le Djinn à semi-ventilé avec 6-7 mph. Avec la série b, j’aurais eu besoin de 9 mph.

Quand au Djinn entièrement ventilé il vole vraiment comme la version standard. Les barres 4 plumes utilisées avec le b-série ventilée est extrêmement rigide et j’ai eu besoin d’ajuster mon contrôle entre le b-série standard et le b-serie ventilée. Par exemple, lorsque je prenais la b-série ventilé, j’avais besoin d’un ou deux nœuds de frein en plus. Avec le Djinn, je ne change jamais l’échelle des nœuds, je change simplement le cerf-volant et je vole normalement 😎 VRAIMENT incroyable 👍Avec Djinn, les barres différentes en fonction des versions de ventilation sont justes parfaites pour la plage de vent et fournissent la même flexion.

Les barres Mystic

Les barres Mystic sont plus flexibles que celles de Revolution b-serie, donc en cas de vent violent la voile du djinn s’ajuste. Avec les 4 plumes du b-série, le cerf-volant est très rigide, j’ai donc eu besoin d’ajuster la poignée (relâcher ou augmenter le frein) pour maintenir la revo en stop. Avec le djinn, je garde ma poignée dans la même position et le bord flexible du bord d’attaque se plie simplement pour absorber la rafale.

Les extra et hardcore ventilés

Je ne peux pas comparer l’extra et le hardcore ventilé avec tout autre modèle de fournisseur de cerf-volant parce que je n’en ai pas. Je peux seulement dire que le Djinn extra-ventilé vole bien à 20 mph, comme expérimenté lors du premier vol de l’année à Berck. Le hardcore-ventilé (la version la plus ventilé du Djinn) peut également voler à 20 mph, mais pour mon niveau de compétence, c’est un peu difficile. Néanmoins il vole et peut maintenir le stop sans problème à 22 mph 👍

Casse de barre

Qui dit barre flexible dit casse possible mais puisque je respecte scrupuleusement la plage de vent du vendeur, je n’ai jamais cassé de barre que ce soit avec b-série b ou le Djinn. Des cas de casse de barre Mystic ont été reportés? Voici mon explication. Je pense que lorsque vous êtes habitué à pilotez un b-serie ou un révo en barre de 12 mm, vous ne ressentez pas la traction avec Djinn, vous ne pouvez donc pas comprendre que le cerf-volant est dans sa plage de vent supérieure et que les barres peuvent se casser.

Il suffit de regarder la flexion du bord d’attaque et non la sensation de traction. Le Djinn ne tire comme une b-série donc ne prévient pas quand il va casser. De plus comme la les plages de vents des différents modèles se chevauche, on prend vite confiance. En plage haute c’est dangereux: ça vole même dans ce vent très fort donc on continue

Le réglage du bridage

Le bridage peut se régler en 3 positions. Je n’ai encore testé. J’utilise simplement le réglage d’usine normal.

Le bridage du Djinn est toutefois différent de celui d’un revo b-serie. J’ai dû ajuster ma technique de virage sur la pointe car le seul freinage de l’aile intérieure du virage fait survirer le Djinn. Pour obtenir un virage pointe d’aile, je freine très légèrement l’aile intérieure du virage et relâche (accélère) l’aile extérieure.

Les trous d’air

Et le trou du vent? Eh bien avec les barres rigides des Revolution, lorsque le vent ralentit soudainement, je tirais sur les deux poignées pour gagner de la tension et générer un vent artificiel temporaire …. eh bien ne JAMAIS le faire avec le Djinn. N’oubliez pas que ses barres sont très flexibles, donc le bord d’attaque se plie. Comme le réflexe de pomper est bien encré dans mon logiciel de pilote, je continue encore machinalement à le faire mais je dois relâche les freins en même temps que je tire les deux mains. J’obtiens alors un surplus de puissance temporaire.

Style de vol

En raison de la grande poche comparativement avec le b-série ou tout autre cerf-volant plus rigide, j’ai trouvé le Djinn plus stable et j’ai besoin de donner plus d’entrée pour le faire bouger. Le style de vol est donc plus athlétique aussi bien pour le pilote que pour le cerf-volant. Lorsque vous trouvez la bonne impulsion d’entrée, c’est comme un moteur turbo, le Djinn libère la puissance: je suis fasciné parce que vous pouvez voir le cerf-volant se plier et accélérer, se déplaçant rapidement 😎 C’est très surprenant à cause de l’absence de sensation de traction!

Conclusion

Le Djinn est un cerf-volant 4 lignes différent du b-serie. C’est une nouveauté. Je n’ai pas décrit ici les améliorations techniques pour me concentrer sur le vol uniquement. Le Djinn m’offre un divertissement et apporte un renouvellement dans ma pratique du 4 lignes.


Plus d’info sur le Djinn https://www.kiteforge.com

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Djinn en Mystic 10 à Draveil

Ce dimanche matin un vent léger m’attendait à la base se loisirs de Draveil. La surface de l’eau était plate comme de l’huile. Windy prévoyait 3 mph pour 9h et 6 mph pour 10h mais mon anémomètre ne tournait même pas. Il était pourtant déjà 10h30 passé !

Obstacles au cerf-volant

Mais ce n’était pas le surprise du jour. La surprise est en plus mauvaise. En effet le spot de Draveil est malheureusement condamné. L’ennemi juré du cerf-voliste a frappé: l’arbre. Alors qu’un grand espace permettait la pratique du cerf-volant en 36m, voilà que je vois des arbres plantés récemment au milieu de mon spot.

3 arbres viennent désormais gâcher ce spot en empêchant toute évolution dans la largeur de la fenêtre en dessous de 1 ou 2 hauteurs de revo. Ce sera pire une fois qu’ils auront grandi.

Lignes courtes et Mystic 10

Le vent faible est les nouveaux obstacles me conduirent à opter pour des lignes courtes et d’enfiler mes barres Mystic 10 qui attendaient sagement dans mon sac depuis 2 mois. Comme le disait l’autre « A quelque chose malheur est bon ».

Le moment de tester les Mystic 10

D’un point de vu qualitatif, le vent très faible semble être des conditions idéales pour ces barres légères qui permettent de faire descendre la plage de vent du Djinn. Avec mon niveau de pilotage, je volais mieux avec le B-Serie 2 plumes en vent très faible qu’avec le Djinn Mystic 12. Pour moi vent faible c’est 2-3 mph. C’est le vent limite en compétition. Est-ce que les Mystic 10 améliorent mes performances ?

Pour résumer oui. Mais attention, la légèreté des barres Mystic 10 n’est que secondaire. Leur souplesse est le réel avantage qu’elles procurent. En effet avec le 2 plumes, j’ai pris l’habitude d’appliquer un recul énergique pour produire de la tension et du vent relatif. La rigidité du B-Serie 2 plumes s’y prête bien. Le Djinn pour sa part est plus souple et sa poche plus prononcée. Il faut prendre en compte la souplesse accrue des Mystic 10 par rapport aux Mystic 12 afin de tirer le maximum de l’effet poche sans tirer trop fort dans les lignes.

Faire plus avec moins

Dès les premiers instants on s’aperçoit qu’il n’est pas necessaire de donner beaucoup d’effort pour retrouver la poche et donc de la motricité. C’est un peu déroutant, car il faut gagner en sensibilité pour se contenter de la faible pression ressentie et ne pas exagérer. Cette Djinn Touch caractérise vraiment ce cerf-volant et le différencie des autres CV. Déjà évoqué quand je testais les différents modèles de Djinn en montant en ventilation, j’ai donc le même sentiment aujourd’hui en descendant vers la plage basse: on change de cerf-volant sans changer de pilotage. Vive la Djinn Touch.

En fin de séance, le vent monta comme prévu et ce fut avec regret que je démontai les Mystic 10 au profit des Mystic 12 car j’étais moins fatigué que je ne l’aurais cru et j’aurais bien continué un peu. Le reste de la séance en 36m à slalomer entre les arbres est une autre histoire.

B-Serie

Historiquement il s’agit des revo dit Barresi dans la lignée des Signature serie comme les Lee Sedgwick. Avec la fin du partenariat entre John Barresi et Revolution, le B de B-Serie fait référence à Barry Poulter sur le site de Revolution.

Révolution B-Serie, modèle ventilé

Sorti en 2007, le B-Serie se décline en 3 versions : standard, semi-ventilé et ventilé. Les versions standard et semi-ventilé étaient livrées avec 2 jeux de barres (2 plumes et 3 plumes) tout comme que la version ventilé (3 plumes et 4 plumes). Chaque version avait donc une plage de vent large mais au prix d’un changement de barre. Une version extra-ventilé fut produite à B.Poulter dans la série B-Pro. Ce CV fut grandement mis en avant par John Barresi qui est à l’origine de ce panneautage à travers son utilisation par la team I-Quad.

En terme de pilotage le B-Serie est un CV très stable. Les barres Revolution sont également plutôt rigides. Le CV génère une bonne traction le rendant bien présent dans les mains.

Retour au musée des 4 lignes

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Marseille 2019 – dimanche

Le vent du matin était juste parfait. Il venait de terre avant 10h. J’ai pu voler avec René, Fabien et Alban puis Dan.

vol matinal avant l’ouverture
Un vent doux et constant comme je l’aime

Le vent de l’après-midi changea encore de direction pour venir de la petit butte. Ce qui est la pire direction de vent sur ce terrain: rien en bas et fort en haut.

En revenant de manger, j’ai voulu tester le Djinn de Sébastien pour comprendre pourquoi ce dernier volait différemment du mien selon René. Le mystère s’eclairci en constatant la différence de poignées utilisées: courbure et longueur de l’échelle.

Test du djinn de Sébastien

Lors des mégateam d’avant les demonstrations j’ai eu beaucoup de difficultés dans les passages bas notamment en stop BA en haut. Je vais devoir en trouver la cause dans mes prochains entrainements mais j’ai déjà ma petite idée: reflex de mes années passées avec le B-Serie ou bien vent dans lequel j’aurais sorti le 2 plumes. Dans ce dernier cas vivement que j’utilise mon jeu de Mystic 10 en préparant la barre centrale du BA.

Regardez comme j’ai perdu du terrain !

La demonstration du Team Kite Life Intl s’est déroulée sans accrocs.

TKL Int

D’autres pilotes proposèrent une démonstration, citons parmi eux ce trio de trains 2 lignes multicolores très joli:

vu ici et ailleurs

Voilà c’est ainsi que s’achève la participation de kitejust4fun à cette fête du vent de Marseille 2019.

kitejust4fun c’est Awa et Thierry
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Festival

Berck 2019

Cette édition 2019 des Rencontre Internationales de Cerf-volant de Berck-sur-Mer (RICV) promettait d’être humide selon la météo. Il faut dire que dès la semaine du 6 avril on avait vu une baisse des températures et une dégradation du temps. Ce n’était toutefois pas un inconvénient à remettre en cause ce rendez-vous pris de longue date. La check-list faite, c’est-à-dire le plus important: les CV bien dans le sac, je volais vers mon paradis de cerf-voliste.

Le départ

A 6h30 je quittais mes pénates avec le coffre bien rempli. En voyant cela je me suis dis avec euphémisme que mes passagers covoitureurs n’allaient pas avoir beaucoup de place pour leur bagage. Cette année j’emmenais avec moi Konstantin. Effectivement les pilotes 2 lignes ont des sacs plus longs que ceux des pilotes 4 lignes.

Konstantin et un ami venu de Grèce pour le festival étaient vraiment à l’étroit dans ma kite mobile. Heureusement que le trajet ne dure que 2h30 et fut agrémenté d’une pose où j’ai pu goûter à un gâteau bulgare au fromage amené par Konstantin.

Le trajet est vite passé et nous arrivâmes à Berck dans la joie un peu avant 11h.

Le temps d’aller récupérer mon badge de cervoliste puis les clés du studio, je pouvais commencer à vivre pleinement mon festival.

Direction le terrain

Après avoir déjeuné sous la tente des cerfs-volistes, ce qui est bien pratique car cela évite la foule des échoppes prises d’assaut par les visiteurs du festival, je me dirigeais vers les terrains.

Dans la zone monofil prêt de la cabane du club Berckite, David Coune et Pierre Arnoult étaient en l’air avec leur batrevo.

Je voulais les rejoindre quand soudain la sirène du megaphone de Philippe sonna le rappel pour le megateam 4 lignes. Ainsi ce fut le bapteme du feu pour Djinn sans plus de preparation au vent de… terre. Comme la plage est en contebas à Berck, vent de terre rime étrangement avec vent de mer..de !

J’avais sorti le semi-ventilé à cause des bonnes rafales sur le terrain des monofils, mais sur le terrain central, les batiments coupaient tout le vent en bas mais le Djinn en semi est un warrior que rien n’arrête.

Megateam d’ouverture

Les copains revo essayèrent mon Djinn avant que ne démarre le megateam d’ouverture de ce 33e RICV de Berck. Essai du Djinn par Pierre Arnoult:

Essai du Djinn par David Duboc:

Ce premier megateam fut un bon exercice afin de voir les limites de mon pilotage mais sur le moment ce ne fut que du plaisir en retrouvant cette sensation magique du mégateam.

Baptême de mon Djinn en mégateam à Berck:

Djinn à Berck

Avec l’euphorie que me procurait ce premier vol en megateam avec mon Djinn, je ne voulais pas quitter le terrain et je suis resté un moment à regarder les démos sur le terrain central. En premier suivi le megateam 2 lignes puis un passage remarqué de 2 lignes en paire dual: comprendre 2 pilotes qui font voler chacun 2 CV.

mégateam 2 lignes:

Now’air:

paire dual avec Henri Dancy et Philippe Machuel :

Tour des terrains

La météo annoncait de la pluie pour le lendemain dimanche et un temps plutôt maussade la semaine d’après. J’ai préféré faire mon tour des terrain le jour même de mon arrivée pour profiter du soleil. Après une petite sieste bien méritée je suis allé arpenter les terrains sud en croisant ça et là des monofilistes en bataille avec leur cerfs-volants parfois en peine entre 2 vents.

En mode touriste sur les terrains sud:

Un megateam de fermeture pour la route

Comme le festival et la journée avaient commencé par le megateam 4 lignes, c’est aussi par un megateam 4 lignes que ce samedi 6 avril se termina.

Black sails

Cette année en plus des traditionnels mégateam, Mike Loskov était à la recherche de pilotes pour former une megateam d’un genre nouveau avec des effets visuels différents de ce que l’on avait l’habitude de voir. Autre caractéristique c’était que tous les pilotes devaient avoir le même revo tout noir. La première réunion se deroula à 18h devant la tente à biere. Rendez-vous fut alors donné le lendemain à 10h.

Spark est de retour

La réunion Black Sails ne dura pas longtemps. Cela me laissa encore le temps de faire un saut devant le calvaire pour faire quelques prises de vues par drône. L’an passé c’etait avec mes Revo et cette année je voulais refaire la même chose avec mes Djinn.

phare de Berck:

Phare et calvaire:

Un visiteur:

Djinn inspection

Après une courte nuit de sommeil, le rendez-vous de 10h m’amena à me rendre sur le terrain. Là Gilles et d’autres auscultèrent mon Djinn dans les moindres détails.

Black sails au sol

La météo avait raison…. hélas pas de vent dimanche matin. Après la distribution des revo touts noirs, le premier entrainement Black Sails fut du travail au sol car Eole brillait par son absence. Ce fut assez intéressant car l’idée de transformations des formes de manière fluide ouvre de nouvelles perspectives. Je crois en effet que l’approche artistique est ce qui sauvera la pratique plus que l’approche sportive et technique. La dimension artistique est accessible pour le spectateur alors que la dimension sportive et technique reste une affaire de spécialiste.

Cours Black sails ou comment faire du revo sans revo:

Megateam sous la pluie

L’après-midi la météo fut conforme aux prévisions: une pluie assez intense vint rincer le terrain. Les revo volent même sous la pluie mais ce n’est pas agréable du tout.

De nouveaux copains revo arrivés dimanche matin étaient présents.

La pluie fini par mettre tout le monde d’accord.

Je fus contraint de rentrer me changer car si la veste me protegeait le haut, mon pantalon était trempé.Le ciel brumeux et humide ne se dissipa pas de tout l’après-midi le megateam de fermeture fut un peu avancée.

Test du Djinn en vent faible en 40 kg

Lundi je me suis rendu un peu tôt sur le terrain et cela ma donné l’occassion de tester le Djinn avant le rendez-vous de 10h pour le Black sails. Le vent un peu faible annoncé à 8 mph me permi de tester le Djinn en 40 kg. En retirant 1 noeud pour enlever un peu de frein, mon jugement mitigé d’il y a une semaine à Draveil s’est précisé. Avec le Djinn pas besoin de passer en 2 plumes où de sortir les 23 kg…. pour le moment.

Djinnspection

Nico Revo et d’autres ont poursuivi l’inspection du Djinn. Il est vrai qu’il est assez rare de le rencontrer en France.

Premier vrai entraînement Black sails

Sur les 10h pétantes, le petit groupe de revo tout noir se dirigea sur la plage découverte par la marée basse pour le premier entrainement réel. La bonne nouvelle était que je savais encore voler en Revolution.

L’entrainement fut intéressant pour les concepts suivants:

  1. déplacement fluide
  2. déplacement de la grille au sol

Cela allait bien mériter quelques modélisations 3D à mon retour.

Une après-midi presque pétole

Le megateam d’ouverture fut assez difficile car le vent était faiblard mais les nuages avaient laissé place au soleil. Passer du Djinn au Revolution puis au Djinn est un peu troublant. J’ai prolongé le plaisir en allant voler sur le terrain des monofils devant la cabane du berckite club. Après une session en 37m je suis passé au 9m pour tater un peu de l’axel….. juste pour le plaisir.

Après m’être bien défoulé je suis aller faire une sieste, encore. Au-delà de 2 heures de CV par jour, c’est trop pour moi. Fini les journées entières à s’epuiser derrière un revo: le CV c’est bien tant que cela reste bon pour la santé ! En revenant de ma pause pour me rendre au megateam de fin de journée j’ai trouvé des constructions forts jolies en forme d’oiseaux colorés en train d’êtres balladées sur la terrain central. Certaines au bout d’une canne à pêche me rappelaient les farandoles finales des festivals indoor… C’était bien le signe que pétole s’était invité. Le megateam de fin de journée n’a pas eu lieu ce lundi du festival

Prémices d’une journée maussade

Cette fin de journée petole du lundi me laissa le temps de faire du ravitaillement à l’hypermarché local. La meteo se gata dans la nuit et à mon reveil je mis à profit une eclaircie pour aller faire voler mon Djinn.

Dommage que l’entrainement Black sails ait été reportée à l’après-midi à une heure indéterminée sur la base de prévision météo inexacte car Meteo France indiquait pourtant bien un crenaux le matin ou le soir:

Quoi qu’il en soit, la journée de mardi s’annonçait pluvieuse. Alors j’ai profité du répit relatif de la matinée pour voler un peu… et faire essayé mon Djinn. Ces échanges sur Djinn ont confirmé les impressions de mes tests préalables, échanges avec des pilotes de nivaux différents et des meilleurs que moi.

Thomas derrière les poignées:

Des gouttes de plus en plus grosses commencaient à tomber alors j’ai plié pour aller faire le touriste.

Puis j’ai fait un tour à la cantine où comme la veille il y avait la queue depuis la porte d’entrée.

Ensuite suis allé faire le megateam d’ouverture qui fut bien humide. Comme la météo avait annonçait de la pluie et craignant de prendre une rincée comme dimanche, je suis vite allé me réfugier dans mon lit: heure de la sieste !

Après la sieste, le temps toujours maussade, brumeux parsemé de pluie fine me fit renoncer à aller sur la plage même pour le megateam de fin de journée. J’ai préféré faire ma lessive. Alors que je passais le temps à écrire cet article dans la laverie, je m’aperçus d’un message arrivé sur le groupe de discussion Facebook Black sails « entrainement a 17h15 »: trop tard il était 18h et je faisais ma lessive. Comme je n’utilise pas Facebook comme principal moyen de communication, cela me complique la tâche.

Retour du soleil… et du vent

La journée de mercredi a commencé tôt pour moi. Je voulais profiter un peu du vent de mer dit de cinema. Pour cela je le suis rendu dès les premières heures sur la plage pour mettre en l’air mon Djinn.

Le vent était un peu juste pour le semi-ventilé mais des rafales montantes me firent choisir cette version.

Le vent de cinéma est une réputation de bord de mer qui n’est pas usurpée.

Black sails en semi-ventilé

Après l’appel des troupes tardif de la veille pour l’entrainement black sails, j’étais cette fois bien à l’heure. Nous étions équipés de semi-ventilé seulement or avec la pression des voiles Revolution, je pressentais que cela allait être surtoilé. D’autant plus que le vent était en train de monter. La session ne dura qu’une heure car le vent était vraiment devenu trop fort pour le semi-ventilé.

Entrainement mini- mégateam

On consacra la suite de la matinée à un entraînement mégateam. Contrairement aux autres années le mégateam classique attire moins de pilotes car cette ressource n’étant pas extensible, certains ont dû choisir entre black sails ou entraînement mégateam. Nous n’étions que 9, j’ai connu à Berck des entraînements mégateam où nous étions plus nombreux.

J’ai troqué le revo semi-ventilé tout noir pour le Djinn ventilé. J’allais rarement avoir l’occasion de sortir le ventilé alors c’était le moment où jamais de roder cette voile.

Une après-midi ensoleillée en Djinn ventilé

J’ai poursuivi l’après-midi en ventilé. Après le mégateam d’ouverture où nous fîmes 28, je suis aller voler dans la zone monofil en face de la cabane du berckite club car la marée haute avait rétréci la plage occupées par le monde. J’en ai oublié qu’il ne fallait pas s’exposer au soleil durant les heures les plus chaudes. Ah sacré Djinn !

L’absence de sieste et le vol matinal sur la plage découverte m’avaient un peu épuisé, aussi j’ai préféré faire l’impasse sur le megateam de fermeture.

Rencontre d’un lecteur de mon blog

Alors que j’allais faire un tour au bar avant la préparation du vol de nuit, je croisai Frederic qui m’avait reconnu. C’est un visiteur de mon blog, Après avoit échangé nous sommes allé voler un peu sur la plage.

Il venait tout juste de récupérer son nouveau Revolution RX Spider. Dommage qu’il n’avait pas de lignes de 37m….

J’ai pu tester son RX Spider et je le trouve très efficace: pas de traction et étrangement le passage du Djinn ventilé au RX spider est imperceptible.

Black sails à 20

Équipé pour le froid

Nous fûmes 20 voiles noires à voler ce jeudi matin. Les 2 heures d’entraînement furent intéressantes malgré la température un peu fraîche. La difficulté supplémentaire par rapport à la veille était d’être cette fois-ci 20.

En effet certaines figures étaient plus difficiles à comprendre comme la rotation de la grille qui ne donne pas un losange puisque on part d’un rectangle.

Black dails en pause:

Un après-midi en Djinn semi-ventile

Le vent qui venait de travers était faible au sol mais en hauteur les 12 mph avec 23 mph en rafale étaient bien présents. Pierre Fullsouk lâcha l’affaire tandis que certains étaient en ventilé, d’autres en standard ! Cela dépendait de la capacité de chacun à encaisser les rafales.

Pour ma part j’ai opté pour le Djinn semi-ventilé même si les rafales sortaient de sa plage de vent. Je comptais sur le souplesse des barres pour absorber les rafales et au toilage pour asurer dans les passages à vide. Le Djinn a tenu le choc, pas de dommage constaté. Le vent était vraiment difficile et il y a eu un carambolage lors du megateam 2 lignes.

Vol au milieu de la ménagerie

Le vent capricieux donnait beaucoup de mal aux monofils sur le terrain desquels des espaces se créaient. Une occasion de voler…..même en 37m au milieu des pieuvres et des nounours.

En fin de journée le traditionnel megateam a eu lieu dans les mêmes conditions de vent difficiles. J’ai conservé le semi-ventilé avec lequel j’avais volé tout l’après-midi.

Entrainement black sails à 16

Il faisait très frais ce vendredi matin. Les berckites étant occupés à leur propre entraînement nous fûmes seulement 16 cette fois. Le vent était plus calme, annoncé à 10 mph avec rafale à 18 mph mais vent de terre: tout le monde prit le black sail standard. Comme à chaque séance Philippe et Mike avaient de nouvelles idées à tester. La pression montait peu car la semaine touchait à sa fin et l’arrivée de nouveaux membres et l’absence de certains changeaient les habitudes des autres. Ah difficile pour tous de n’être qu’un pixel !

Djinn la révélation

Alors que je me préparais pour le megateam d’ouverture j’ai mesuré le vent et le vent de cinema tournait plutôt au film d’horreur. mesures prises à 1 minutes d’intervalle.

Apres avoir consulté la plage de vent du Djinn sur kiteforge, j’ai pris le semi-ventilé pour pouvoir bien tenir mes stops BA en bas avec les rafales.

Et là se fut la révélation. J’ai comprends ce que cela voulait dire « voler en dessous et en dessus de ce que l’on peut croire » ! je fus agréablement surpris de la tenue du Djinn semi-ventile dans les creux alors que d’autres étaient à la ramasse. J’adore ce cerf-volant !

Monofil et structures gonflables

Le cerf-volant est egalement un loisir contemplatif. Berck est une occasion de voir des grosses structures. On pouvait admirer le plus long cerf-volant du monde, une raie géante bleue.

J’ai retrouvé Frédéric que j’avais rencontré mercredi. Il avait des lignes de 37m et nous avons pu voler en ensemble.

Je volais en semi-ventilé sur la plage avec Frédéric quand le megateam 2 lignes touchait à sa fin. Je me suis alors dépêché de rejoindre le terrain central avec le semi-ventilé tout en sachant que là-bas le vent de film d’horreur conseillait plutôt un standard.

Le djinn un 4 lignes haute performance

Effectivement tout le monde était en standard. J’étais le seul en semi-ventilé…. mais en Djinn…. et la magie opéra de nouveau. Ce Djinn a de la ressource ! même en semi j’ai reussi à voler sans tomber. J’ai eu tord d’avoir douté de mes capacités à voler dans des vents faibles ou forts avec les Djinn. Le Djinn est décidément un 4 lignes haute performance !

Kostaa flykite

Samemdi matin j’avais donné rendez-vous à Konstantin pour faire quelques prises de vue de 2 lignes.

Je n’avais que peu de temps car le de temps car l’entraînement black sails était comme d’habitude à 10h. J’ai utilisé mes 4 batteries mais le vent et le froid ont sensiblement diminué mon temps de vol.

Black sails simplifié

Comme on avait prévu de passer en megateam d’ouverture, l’entrainement black sails se concentra sur un enchainement de figures simples.

Cela allait être la première fois du festival ou mon Djinn ne ferait pas de megateam….

Black sails la première

Le vent de terre fut le pire qui soit depuis le début de ces 32e rencontre internationale de cerf-volant.

Le passage black sails s’est fait dans la douleur mais lorsque les revos nous on rejoints on a arrêté tellement le vent ne permettait même plus de faire une simple pousuite par colonne.

Samedi au vent variable

Le reste de l’après-midi connu un temps alternant soleil et crachat tandis que le vent oscillait entre fort et faible. Dans ces conditions il valait mieux rester sous la tente. Plus grand chose en l’air:

Ici une équipe 2 lignes dont un des CV semble avoir une barre cassé. Son pilote a néanmoins continué comme si de rien n’était.

Regardez bien le CV du haut:

Le mégateam de fin de journée fut à l’inverse de l’ouverture tout simplement magnifique. Des figures simples mais bien exécutées !

Dernier jour du festival

Ce dernier jour commença comme les autres par un entrainement black sails de 10 à 12. Nous avons travaillé les mêmes séquences que hier. Comme le vent était parfois aux abonnés absents, l’exercice de la multi-poursuite fut au programme pour ne pas être pris au dépourvu lors du show.

La demo black sail s’est déroulé correctement malgré le vent de terre capricieux. Auparavant j’ai participé à l’envol des drumbox. Les voici au sol:

Malheureusement la mienne a fini au sol la ligne coupée après s’être emmêlé avec 2 ou 3 autres drumbox.

Entraînement au Djinn

J’ai mis à profit mes dernières heures à Berck pour me remettre au Djinn. En effet depuis la veille je ne volais qu’avec les revo black sails sans compter les 2 heures d’entraînement quotidien. Cela faisait beaucoup de temps passé sans mon Djinn.

Mon infidélité au Djinn fut réparé par un séance sur la plage à améliorer les rotations sur le bout d’aile en m’y exerçant par huitième.

Fin de festival pétole

Les derniers instants de ces 33e RICV de Berck ne furent pas gâtés par le vent. Les démos sur le terrain centrale furent de plus en plus difficiles même avec les UL.

Plus aucunes structures en l’air, le RICV touchait à sa fin. Après avoir rendu les revos touts noirs, nous fîmes un petit débriefing de ce premier Black sails.

Un dernier coup d’œil sur les RICV et j’étais reparti vers mes spots habituels du sud de la région parisienne.


Ces 33e RICV furent les premiers où je participais durant tout le festival. Cela dure 9 jours et cela peut paraître long. La météo parfois mauvaise est venue toutefois justifier de rester aussi longtemps. Le cerf-voliste ne contrôle pas la météo. Il doit faire avec et parfois il doit accepter de ne pas voler. Ce premier black sails fut une expérience enrichissante et j’y consacrerai un article spécial dans la suites des tuto mégateam en simulation 3D . Restez connectés en vous abonnant à ce blog

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Djinn au soleil de Draveil

lignes qui courbent, vent qui tourne

Hier à Draveil après le démêlage et devrillage de mes lignes de 23 kg je suis resté un peu sur ma faim car il était bientôt l’heure de rentrer à cause de… la faim justement. Aussi cette après-midi le soleil généreux m’incita à y retourner.

Je voulais voir en vent faible, soit en moyenne 6 mph, comment je pilote le Djinn en 40 kg ceci afin de savoir si à Berck mon niveau me permettrait de compter sur lui pour les mégateam en vent faible sans avoir à changer de ligne. En effet avec le B-Serie je vole en 3 plume 40 kg en limite basse 6 mph. En dessous je passe au 2 plumes 23 kg. Je dois me faire une nouvelle matrice de vent pour le DJinn et comme on ne peut pas descendre en dessous du jeu de barre d’origine du standard (Mystic 12), je ne peux que jouer sur la résistance de ligne.

Djinn 40 kg ou 23 kg

Je suis en pleine exploration… Je sais que je tiens bien avec le B-Serie 2 plumes en 23 kg mais le Djinn est substantiellement différent et je ne suis pas aussi à l’aise. Savoir quelle combinaison du Djinn 23 kg ou 40 kg me convient le mieux est primordiale voler en mégateam avec assurance.

Malheureusement l’orientation du vent avait un peu changé et les arbres coupaient net le flux d’air. A moins que ce ne soit les lignes de 40 kg qui m’handicapaient. Je pense qu’il va fallloir que je teste plus en profondeur le réglage de la bride inférieure qui possède plusieurs positions. Peut-être qu’un réglage me permettra de mieux sentir la pression en vent faible ? Trop tard pour le faire avant Berck….

Je pense que je vais amener à Berck avec moi mon standard B-Serie en 2 plumes et mon ventilé B-Serie pour assurer dans les extrémités de la plage de vent.

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Lignes et résistance

Nous avons évoqué le gainage des lignes la semaine dernière. Dans cet article je donne mon expérience en ce qui concerne la résistance des lignes.

Résistance

La résistance de la ligne exprimée en poids (kg) est la capacité de la ligne a résister à la force de traction du cerf-volant. Une ligne de 100 kg doit résister à un poids de 100 kg. Plus il y a de vent et plus la traction est grande. Cette règle doit cependant être affinée dans le cas d’un revo.

Traction d’un revo

Un CV monofil ou un 2 lignes, ont un angle d’incidence fixe (pendant le vol). La force de traction dépend alors directement et uniquement de la force du vent. On choisit donc la résistance de la ligne en fonction du vent.

Avec un revo l’angle d’incidence est variable. Cette force de traction est maximale quand on est en stop en pleine fenêtre a environs 30°. C’est dans cette position qu’il faut que la ligne tienne la charge.

Comme un revo possède 4 lignes, on prendre des lignes de plus faible résistance que pour un 2 lignes pour une surface alaire et un vent identique.

Résistance et trainée

Quand on veut augmenter la résistance, on augmente le nombre de fibres tissées pour constituer la ligne. Un ligne de résistance plus grande sera dont plus épaisse. Cela augmente la trainée: une force qui freine le cerf-volant.

Le tissage des brins entre-eux varie d’un fabriquant à l’autre. Ce tissage fait varier la résistance également. On comprend que si les fibres font plus de tours entre-elles alors pour une même longueurs de lignes, le diamètre sera plus gros et la lignes plus résistante. Ainsi une ligne de même résistance de 2 marques différentes pourra être de grosseur différentes.

On préférera en générale la ligne la moins grosse qui offre le moins de trainée.

Choix de la résistance

vent normal

Les lignes de 40 kg sont le standard de-facto que les pilotes utilisent pour les revo 1.5. Cette résistance permet de voler dans la majorité des vents. Dans mon cas j’utilise les 40 kg entre 6-7 mph et 20mph soit entre 10 km/h et 32 km/h.

Pour une résistance de ligne donnée, le fait de passer à un ventilé permet de réduire la traction et donc accroît la plage d’utilisation de la ligne.

vent léger

En vent faible, moins de 6mph soit moins de 10 km/h, je vole en 2 plumes avec un B-Serie et je préfère utiliser des lignes de 23 kg.

En effet plus le vent est faible et plus le « poids » réel des lignes devient perceptible. La traction devenant plus faible, la ligne n’est plus tendue et courbe sous son propre poids. Cela ajoute de la latence dans les commandes. En prenant des lignes de 23 kg au lieu de 40 kg, on réduit le poids réel de la ligne et son diamètre. Cela permet de retrouver des lignes tendues et la sensation de contrôle similaire à celle obtenue en vent plus fort avec des lignes de 40 kg.

vent fort

Par vent fort on peut peut-être tenté d’utiliser des lignes de plus grande résistance. J’ai ainsi un jeu de lignes de 68 kg que je sors avec le ventile dans des vents de plus de 20 mph (32 km/h).

Cependant je trouve que ce n’est pas vraiment nécessaire car en ventilé la traction est très réduite. Les 68 kg deviennent vraiment utiles quand on est obligé de mettre les 4+3 plumes avec un barresi ventilé. C’est-à-dire entre 25 et 30 mph soit entre 40 et 48 km/h.

Le chant de la ligne

Je n’ai jamais cassé de ligne ni entendu quelqu’un l’avoir fait en revo. Il y a cependant une « légende » sur le chant de la ligne qui siffle et ce serait un indicateur du moment où il est temps de passer à une résistance supérieur.

Le chant de la ligne n’est pas une légende. Des tourbillons de sillage alternés dits de « Bénard-Karman » se forment sur les objets cylindriques comme les tours de cheminée, les pylônes, les pieds de plateformes pétrolières en mer, les antennes de voitures etc. Ces tourbillons font vibrer ces structures et peut provoquer leur rupture. La solution retenue est d’ajouter des ailettes le long de ces structures. La ligne peut être assimilée à un cylindre et il se pourrait bien que soit mis en jeu un tel phénomène.

Quand changer de ligne

De manière pratique, voler en 40 kg. Si en 40 kg la ligne commence à se courber alors que le vent faibli, c’est le signe qu’il faut passer en 23 kg. En revanche si on est en 23kg est que la ligne commence à siffler, il faut sans doute passer en 40 kg. Si vous étiez en 40 kg et que vous entendez le chant de la ligne, passez en 68 kg.


Les lignes c’est comme la suite standard, semi-ventilé et ventilé. Quand on débute on ne comprend pas trop à quoi cela peut bien servir. Dès que l’on veut voler dans de larges conditions, la suite des 3 revo s’impose. En revanche le fait d’avoir du 23 kg semble moins évident pour certain mais cela fait vraiment la différence en vent faible. Rien ne sert d’avoir un SUL si on reste en 40 kg. Personnellement le standard 1.5 en 2 plumes en 23 kg me donne entière satisfaction en vent faible.

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Djinn 40 kg semi-ventilé à Draveil

Si la séance d’hier avait abouti à un comparatif entre le djinn standard et le barresi 2 plumes, la séance d’aujourd’hui se voulait axée sur les réglages du djinn lui-même. Comme le vent promettait d’être plus fort qu’hier, j’en ai profiter pour sortir les lignes de 40 kg.

vent faible mais meilleur qu’hier

Vibrations, le chant du Djinn

Lors de mes séances à Vincennes, je sentais des vibrations en 23 kg quand le vent montait un peu. Je pensais que c’était les lignes mais même avec un jeu de ligne différent de 40 kg j’ai aussi eu cette sensation aujourd’hui. Je pense donc que c’est le Djinn qui est en train de se roder (voile, bridage).

En 40 kg aujourd’hui, je t’aurai le Djinn, je t’aurai

Le frein en solution à la légèreté, non !

Je signalais hier l’absence de traction du Djinn qui le rendait sans doute difficile à appréhender pour un débutant car masquant ainsi la pression. J’ai voulu voir si plus de frein me permettrait de découvrir le point de pression. La réponse est non. Plus de frein ne m’a pas permis de voler mieux ou de retrouver des sensations de B-Serie.

Réglage du bridage

La ligne de bridage qui relie la ligne avant et la ligne arrière peut être réglée. Cela me fait penser au « bridage turbo ». Le Djinn est livré avec un réglage en position moyenne, je l’ai mis au minimum (le plus court possible): cela a pour effet d’augmenter la tension sur les brides complexes du haut qui repartissent les efforts sur tout le bord d’attaque.

Dans les conditions de vent où j’ai testé au réglage minimum, le CV semblait plus freiné. Je trouvais que c’était plus difficile. En mettant le réglage au maximum, je retrouvais des sensations plus proches de celles que j’attendais avec mon barresi standard.

Le réglage de cette bride permet de jouer sur un paramètre peu évident à comprendre. Le Djinn est décidément un cerf-volant très technique et il me faudra encore du temps pour en tirer partie.

Le semi-ventilé

Mystic 12 à gauche pour le standard et Mystic 14 à droite pour le semi-ventilé

Comme le vent avait décidé de se lever, le standard était parfois un peu sur-toilé. Il volait vite mais sans laisser paraître une traction. Si je devais retenir une seule caractéristique du Djinn c’est bien sa propriété de ne pas laisser transparaître la traction dans les commandes. Amateur de Power kite passez votre chemin ! La seule chose dans le comportement du CV qui indique que le vent a monté est que le CV avance bien mieux même si le pilote n’a pas encore vraiment compris comment faire… Autre indice, le stop BA en haut était devenu possible. J’ai alors monté le semi-ventilé, pour voir.

Un vent pour le semi-ventilé

Waou ! avec le semi-ventilé, on retrouve la légèreté du vent faible. La ventilation qui ne sert pas à annuler la traction puisque on ne la ressent pas, est en fait un excellent moyen pour faire des marche arrière de folie sans avoir à se battre contre le vent. Avec le B-Serie par vent fort la marche arrière est rendue difficile car il faut plus tirer sur les freins ou alors modifier son réglage d’échelle de nœud sur les poignées. Alors que le Djinn standard avait tendance à se retourner quand je voulais faire une marche arrière à grande vitesse avec un vent trop fort, avec le semi, je me retrouve comme en vent faible avec le standard. C’est assez grisant. Les marches arrières sont rapides, stables en vent fort et sans aucune traction.

La légèreté met en exergue le défaut du pilote.

La légèreté qui m’avait frappé au premier contact et qui ne m’avait pas interpellé à Marseille à cause du vent fort, est sans nul doute la caractéristique marquante du Djinn. En tout cas pour mon niveau de pilotage, c’est un élément différenciant d’avec le B-Serie. C’est une qualité indéniable pour ce qui est de limiter l’effort de traction qui n’est pas ce que l’on recherche quand on fait du cerf-volant de précision. La contrepartie c’est que le Djinn demande donc au pilote d’être un spécialiste de la précision car il ne faut pas compter sur la sensation de traction pour piloter. Il faut avoir les sens plus aiguisés pour sentir la pression et non pas la traction. C’est un peu un niveau au dessus pour moi. Cela se ressent dans mes stop qui sont devenus vraiment flous avec le Djinn, c’est un peu retourner à l’école…. mais je t’aurai le Djinn, je t’aurai !

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Djinn en lignes courtes ou le retour d’Axel

Le vent était annoncé a 5 mph mais vu la surface de l’eau je sentais que la séance allait être sport.

Mes copines les oies étaient en train de prendre le soleil et comme le vent était faible je suis allé me mettre au fond du terrain pour en bénéficier au maximum.

Évitant ainsi de les déranger pour rien, je n’allais pas sortir les 37m mais bien les lignes courtes.

Prêt pour une séance en ligne courte

Légèreté

En ligne courte et par vent faible, le Djinn donne toujours une impression de légèreté comme lors de mes vols précédents. Cette légèreté dans la sensation vient-elle de la structure ? Pour en avoir le cœur net, j’ai sorti le Barresi standard en 2 plumes afin de comparer mes sensations.

test comparatif avec le b-serie

Djinn vs Barresi 2 plumes

Ma surprise fut grande ! Le vent était le même mais le b-serie donnait l’impression d’un vent plus fort. Le b-serie génère donc plus de traction. Le Djinn génère moins de traction, cela le rend plus léger pour le pilote et requiert donc plus de sensibilité: autrement dit le Djinn sera moins accessible à un débutant pour lequel plus il y a de vent mieux c’est. Le b-serie est un cerf-volant grand public passe-partout, tandis que le Djinn un cerf-volant pointu dont il fait savoir tirer la quintessence.

Le b-serie procure plus de traction que le Djinn

Après avoir mis en l’air le b-serie, quand j’ai repris le djinn ce fut sans appel. Le Djinn est vraiment léger. Il va falloir que je m’y mette sérieusement pour prendre mes marques avant Berck. Je pense que la prochaine fois je vais changer mes réglages en mettant plus de frein pour tenter de retrouver la sensation de pression car c’est vraiment déroutant… ça vole alors que l’on s’y attend pas.Comme on ne s’y attend pas donc on recule alors que ce n’est pas nécessaire. Comme on n’a pas de sensation de pression, on exagère les mouvements comme par vent faible alors que ce n’est pas nécessaire donc contre productif.

retour sur le Djinn

et l’axel ?

En ligne courte avec peu vent, l’axel s’invite évidement à la séance. Comment un « wannabe » de l’axel comme moi s’en sort-il ? C’est assez étrange. Le cerf-volant tourne sur lui-même plus facilement mais la sensation est différente que celle avec le b-serie. Cette fois si je pense que le b-serie est plus lourd au sens premier du terme et ajouté à la force de traction du b-serie, cela lui donne plus d’inertie et j’ai tendance à donner une grande force de tirage pour lancer l’axel alors que le Djinn requiert moins d’effort. Comme le disait John Barresi « less input less error, more input more error« . Il faudra que je reprenne l’apprentissage de l’axel avec le Djinn. Peut-être que cela va-t-il m’aider à supprimer mes défauts ?

Le djinn un cv exigeant

Cette séance en ligne courte fut très instructive. Je vais devoir trouver de nouvelles marques et faire quelques ajustements. Le Djinn possède d’ailleurs un réglage du bridage comme on peut le voir sur certains CV équipés du « mode turbo ». Je vais tester ces différents réglages très bientôt.

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Djinn en lignes courtes ou le retour d'Axel

Le vent était annoncé a 5 mph mais vu la surface de l’eau je sentais que la séance allait être sport.

Mes copines les oies étaient en train de prendre le soleil et comme le vent était faible je suis allé me mettre au fond du terrain pour en bénéficier au maximum.

Évitant ainsi de les déranger pour rien, je n’allais pas sortir les 37m mais bien les lignes courtes.

Prêt pour une séance en ligne courte

Légèreté

En ligne courte et par vent faible, le Djinn donne toujours une impression de légèreté comme lors de mes vols précédents. Cette légèreté dans la sensation vient-elle de la structure ? Pour en avoir le cœur net, j’ai sorti le Barresi standard en 2 plumes afin de comparer mes sensations.

test comparatif avec le b-serie

Djinn vs Barresi 2 plumes

Ma surprise fut grande ! Le vent était le même mais le b-serie donnait l’impression d’un vent plus fort. Le b-serie génère donc plus de traction. Le Djinn génère moins de traction, cela le rend plus léger pour le pilote et requiert donc plus de sensibilité: autrement dit le Djinn sera moins accessible à un débutant pour lequel plus il y a de vent mieux c’est. Le b-serie est un cerf-volant grand public passe-partout, tandis que le Djinn un cerf-volant pointu dont il fait savoir tirer la quintessence.

Le b-serie procure plus de traction que le Djinn

Après avoir mis en l’air le b-serie, quand j’ai repris le djinn ce fut sans appel. Le Djinn est vraiment léger. Il va falloir que je m’y mette sérieusement pour prendre mes marques avant Berck. Je pense que la prochaine fois je vais changer mes réglages en mettant plus de frein pour tenter de retrouver la sensation de pression car c’est vraiment déroutant… ça vole alors que l’on s’y attend pas.Comme on ne s’y attend pas donc on recule alors que ce n’est pas nécessaire. Comme on n’a pas de sensation de pression, on exagère les mouvements comme par vent faible alors que ce n’est pas nécessaire donc contre productif.
retour sur le Djinn

et l’axel ?

En ligne courte avec peu vent, l’axel s’invite évidement à la séance. Comment un « wannabe » de l’axel comme moi s’en sort-il ? C’est assez étrange. Le cerf-volant tourne sur lui-même plus facilement mais la sensation est différente que celle avec le b-serie. Cette fois si je pense que le b-serie est plus lourd au sens premier du terme et ajouté à la force de traction du b-serie, cela lui donne plus d’inertie et j’ai tendance à donner une grande force de tirage pour lancer l’axel alors que le Djinn requiert moins d’effort. Comme le disait John Barresi « less input less error, more input more error« . Il faudra que je reprenne l’apprentissage de l’axel avec le Djinn. Peut-être que cela va-t-il m’aider à supprimer mes défauts ?

Le djinn un cv exigeant

Cette séance en ligne courte fut très instructive. Je vais devoir trouver de nouvelles marques et faire quelques ajustements. Le Djinn possède d’ailleurs un réglage du bridage comme on peut le voir sur certains CV équipés du « mode turbo ». Je vais tester ces différents réglages très bientôt.