Djinn au soleil de Draveil

lignes qui courbent, vent qui tourne

Hier à Draveil après le démêlage et devrillage de mes lignes de 23 kg je suis resté un peu sur ma faim car il était bientôt l’heure de rentrer à cause de… la faim justement. Aussi cette après-midi le soleil généreux m’incita à y retourner.

Je voulais voir en vent faible, soit en moyenne 6 mph, comment je pilote le Djinn en 40 kg ceci afin de savoir si à Berck mon niveau me permettrait de compter sur lui pour les mégateam en vent faible sans avoir à changer de ligne. En effet avec le B-Serie je vole en 3 plume 40 kg en limite basse 6 mph. En dessous je passe au 2 plumes 23 kg. Je dois me faire une nouvelle matrice de vent pour le DJinn et comme on ne peut pas descendre en dessous du jeu de barre d’origine du standard (Mystic 12), je ne peux que jouer sur la résistance de ligne.

Djinn 40 kg ou 23 kg

Je suis en pleine exploration… Je sais que je tiens bien avec le B-Serie 2 plumes en 23 kg mais le Djinn est substantiellement différent et je ne suis pas aussi à l’aise. Savoir quelle combinaison du Djinn 23 kg ou 40 kg me convient le mieux est primordiale voler en mégateam avec assurance.

Malheureusement l’orientation du vent avait un peu changé et les arbres coupaient net le flux d’air. A moins que ce ne soit les lignes de 40 kg qui m’handicapaient. Je pense qu’il va fallloir que je teste plus en profondeur le réglage de la bride inférieure qui possède plusieurs positions. Peut-être qu’un réglage me permettra de mieux sentir la pression en vent faible ? Trop tard pour le faire avant Berck….

Je pense que je vais amener à Berck avec moi mon standard B-Serie en 2 plumes et mon ventilé B-Serie pour assurer dans les extrémités de la plage de vent.

Dévrillage et démêlage des lignes

En février dernier lors de ma première utilisation de mes nouvelles lignes LPG j’ai apprécié la glisse de ces lignes neuves. Comme je préfère les appareiller rouges à gauche alors que je les avais montées en paire sur le même côté en haut et en bas. Apres le changement le glissement sans frottement avais laissé place à une désagréable friction qui me rappelait celle de mes vieilles lignes de 23 kg.

Un vrillage de ligne augmente les frottements

Impossible de mettre en cause les lignes, c’était donc ma manipulation qui avait vrillé les lignes. Une petite opération de dévrillage en faisant glisser la ligne entre ses doigt afin d’enlever les tours de la ligne le long de son axe, permi de retrouver la qualité de glisse originale.

J’ai alors voulu dévriller également lignes de 23 kg. Mais avant de pouvoir dévriller il me fallait déjà défaire le sac de neoud que j’avais laissé en février lors de mon dernier usage de ces lignes. J’avais à l’epoque perdu une heure pour rien: la finesse des 23 kg présente un certain handicap en étant plus sujet aux emmêlage !

Aujourd’hui j’ai enfin compris mon erreur dans mon démêlage après avoit reperdu 2 heures…. je suis assez persévérant ou entêté !

Les lignes de 23 kg ont une coupe moins ronde et sont plus sujettes aux emmêlage

En consequence lorsque l’on essaye de démêler alors que la zone d’emmêlage n’est pas bien définie, d’autre se forment.

Finalement vais retenir la methode suivante.

Tendre les lignes au CV

En général lorsque l’on détecte un début d’emmêlage alors que les lignes sont montées, il faut tout de suite tendre les lignes afin de circonscrire la zone d’emmêlement. Parfois il n’y a même pas de noeud et souvent juste un ou deux tours suffisent à regler le problème.

… à un piquet

Il arrive que l’emmêlage survient après un incident en vol comme une demie-aile qui se retourne ou bien le CV qui retombe entre les lignes. Dans ces situations l’emmêlage est plus complexe et tendre les lignes ne sera pas efficace. Dans ce cas décrocher le CV et tendre les lignes à un piquet.

En partant du piquet remonter vers le bout des lignes en démêlant ce qui peut l’être. Si il n’y a pas beaucoup d’emmêlage, en allant vers le bout libre, il sera possible de pousser la zone d’emmêlage vers la sortie.

Ne pas insister plus de quelques minutes

Faire glisser successivement les lignes

Quand on n’arrive pas à démêler rapidement avec les 2 methodes précédentes, il faut passer à l’artillerie lourde. Non pas les ciseaux mais le glissement.

Au lieu de faire des démêlages en faisant passer une lignes autour d’une autre jusqu’à tout démêler au risque de rajouter des tours, on va garder toutes les lignes tendues sauf un que l’on va tirer pour la faire glisser le long des autres.

Aller au piquet pour détacher une ligne. Aller au bout libre et tirer la ligne détachée. Répéter l’operation avec une autre ligne.

Quand les 4 lignes sont démêlées on peut passer au devrillage.

Dévrillage

Attacher les lignes au piquet. Pincer les lignes entre 2 doigts et les faires glisser jusqu’à l’autre bout. Cela va forcer les lignes à se dévriller en les lissant.

Une initiation à Draveil

Aujourd’hui kitejust4fun a effectué sa première initiation du printemps. Christophe n’est pas un novice du cerf-volant car il a longtemps pratiqué le 2 lignes. Cette année il a sauté le…

Source : Une initiation à Draveil

Vol en vent quasi-nul avec le Djinn

Cette après-midi je suis allé sur le spot du cul du chien à Noisy-sur-école. Ce spot encaissé permet d’avoir une aérologie peu venteuse.

Ce fut l’occassion de baptiser mon jeu de lignes de 9m. Après quelques 360 qui passèrent étrangement bien malgré la remarque que je faisais sur la traction faible du Djinn rendant difficile à mon niveau de sentir la sensation de pression, je me suis enhardi à tenter le « catch and throw ». Autant dire tout de suite que j’ai un peu de travail pour maitriser ce geste… avec le Djinn.

Le rattraper est différent de celui du Barresi. En effet la légèreté du Djinn le rend plus planant. Il se comporte un peu comme le revo indoor où pour réussir le rattraper en cloche sans poser, il faut attendre que le CV décroche. Avec le djinn si on tire trop tôt et pas assez fort, il va planer et passer derriere le pilote. Il faut soit le laisser bien décrocher et surtout tirer bien fort les avants.

En vent quasi nul le Djinn possède donc un atout pour effectuer le 360 de par sa légèreté. En revanche j’avais beaucoup de mal avec le lancer car le Djinn est très souple et sa légèreté lui confère peu d’inertie ce qui oblige à faire un geste assez énergique. Je dois donc travailler un peu.

Cette seance dans le sable sédimentaire de la forêt des 3 pignons avait un avant goût de Berck en avril prochain.

Voler avec plaisir… à l’envers

Après les prises de vues pour le tutoriel sur l’entraînement à la marche arrière, je n’allais pas quitter le terrain sans avoir fait mumuse. Même si le vent était rafaleux et pas propice à faire du vol cool, avec un revo ont peut toujours s’amuser avec la marche arrière. Volez avec plaisir…

Cours video débutant: marche arrière

Ma série de tutoriels vidéo pour débutant, commencée en fin d’année dernière, s’étoffe d’un nouvel épisode. Cette fois je me suis attaché à la marche arrière. « Enfin » peut-on se dire, car faire du revo sans marche arrière c’est comme boire de l’eau déshydratée.

Le vent était rafaleux comme le montre la capture d’écran de mon Vaavud.

marche arrière en vent rafaleux…courage

J’ai pris le barresi ventilé en 4 plumes et comme la semaine dernière dans des conditions similaires les lignes des 40kg sifflaient, j’ai préféré prendre les 68 kg pour leur couper le sifflet.

Quelques rayons de soleil quand même

La vidéo est un peu brouillonne. Même si je ne perds plus de temps avec les prises de vues que je fais d’une traite, ni en postproduction avec l’ajout de texte, je dois quand même faire un peu de nettoyage au montage. Il faudrait que je prépare un peu mieux mes discours afin de gagner encore plus de temps.

Néanmoins, je suis assez content d’avoir démarré cette collection de tuto en français made in France et d’apporter ma pierre à l’édifice pour aider les nouveaux membres de la communauté des pilotes 4 lignes.

Voler c’est bien, voler bien c’est mieux, le partager c’est top…

Vers un parcours de progression 4 lignes outdoor

Devant la demande formulée en fin d’année dernière pour des tutoriels pour débutant, j’ai réalisé des vidéos dans le but de répondre à ce besoin pour le 4 lignes. Cela amène à se poser la question plus globale de la formation des pilotes. Il y a évidement de très bons pilotes sur la place, certains font même de leur « talent » activité commerciale avec un volet formation mais la plupart sont des top pilotes sans être des formateurs et les « formateurs » ne sont parfois pas des top pilote au risque de ne pas diffuser les meilleurs pratiques et de frustrer les nouveaux arrivants de la discipline. Je fais ce constat après avoir parcouru la France, en festival et rencontré plusieurs club et associations depuis 2012.

Nécessité d’une formation ?

Les gens perçoivent la pratique du cerf-volant comme une activité de loisirs. On peut alors s’interroger sur la nécessité d’une formation ? N’est-ce pas un terme un peu surfait ? Pour répondre à cette question nous devons distinguer la nature des pratiquants.

Le touriste

C’est quelqu’un qui va s’intéresser à la pratique en tant que loisirs ponctuel. Il ne va pas consacrer le temps nécessaire à l’apprentissage et ne vole que 2 fois par an en juillet et en août. Il ne cherche pas progresser car pour lui voler est déjà un plaisir suffisant en soi.

Le mordu

Il va chercher à progresser en pratiquant de manière assidue. Il ne cherche pas seulement à voler mais également à voler bien. le pilotage est pour lui l’objectif du vol. En étant un peu discipliné il va apprendre tout seul en glanant çà et là des conseils sur internet ou auprès de pilotes plus expérimentés rencontrés lors des festivals.

Les autres

Entre les deux extrêmes nous avons les autres qui aimeraient bien progresser et qui ont besoin d’un cadre pour atteindre cet objectif. Ils peuvent se sentir frustrés et abandonner l’idée même de progresser si ils ne trouvent pas une structure ou un suivi pour les accompagner dans la pratique. La besoin de formation s’adresse à cette population.

Solutions existantes

Des clubs de CV existent encore et on peut même y trouver parfois des « formateurs » labellisés. Je ne m’attarderai pas sur la pertinence de ces formateurs, disons simplement que seul le terrain central fait foi.

Des initiative de stages sont également organisés avec en tant que formateurs des top pilotes. Malheureusement les top pilotes sont peut nombreux et ces stages labellisés ne sont ouverts qu’aux adhérants. Ils s’adressent donc à un public déjà conquis à la cause.

Il y a également des initiations offertes par les club mais de part la formation reçue par les initiateurs, le contenu des initiation et le public visé est vraiment trop large. Cela fait beaucoup d’efforts perdus. Au plus cela fait de l’animation sur une manifestation…. sans vraiment servir la cause de manière efficace.

Les solutions 2.0

L’âge d’ors étant passé, la rivière ne remonte pas à sa source…. miser sur les club est dépassé. A notre époque l’information et donc l’apprentissage est décentralisé. Cela n’empêche pas le besoin d’une discipline, c’est juste un changement de support.

Les cours en vidéo que ce soit avec initiative club 38 ou les tutoriels de KiteLife sont un bon exemple de ce qu’il fait faire pour démocratiser la pratique du 4 lignes de précision. Est-ce que pour autant cela répond au besoin de formation ?

Parcours de progression

L’idée d’une formation repose sur l’apprentissage progressif et cohérent des techniques. C’est là que le notion de parcours de progression intervient.

En 2017 à l’occasion d’un stage 4 lignes FFVL j’apprenais l’existence d’un parcours de progression mais orienté 2 Lignes. Le 4 lignes étant vu comme une particularité, je comprends mieux certains freins. J’ai alors mis en ligne le tutoriel et parcours de progression 4 lignes indoor pour le club indoor Cramayailes. Le lecteur pourra s’y reporter pour les éléments théoriques de vol applicables également à l’extérieur.

Le même principe pour le 4 lignes extérieur bien plus populaire manque toujours à l’appel. Seules quelques initiatives éparpillées sur des forum peuvent être encore trouvées si on se donne la peine de chercher. Mais il n’y a aucune trace d’un parcours de progression c’est-à-dire d’une approche pédagogique structurée et progressive de l’apprentissage du 4 lignes. Or je crois qu’il est possible d’accélérer l’apprentissage et de faciliter la diffusion de la pratique.

J’ai commencé dans ce cadre le tutorial vidéo pour débutant en début d’année. Je compte compléter ces vidéos par un parcours de progression et des explications textuelles sur l’apprentissage du 4 lignes.


Pour rester informer des prochaines mises à jour, vous pouvez vous abonner à ce blog

Initiation au 4 lignes de précision

L’association propose des initiations au pilotage 4 lignes sur demande. La séance s’articulera autour de la prise en main et un tour d’horizon des possibilités du 4 lignes de préc…

Source : Initiation au 4 lignes de précision

Regardez « djinn ventile » sur YouTube

Un petit bout de ma session en ventile par vent rafaleux.

Le detail se trouve dans l’article ci-contre https://kitejust4fun.bressure.net/index.php/2019/03/03/djinn-ventile-en-vent-rafaleux/

Djinn ventilé en vent rafaleux

L’objectif de la séance du jour au parc du Rondeau à Courcouronnes était de faire voler pour la première fois mon Djinn ventilé. Déjà impressionné par l’absence du traction en standard et semi-ventilé, je voulais voir comment se comportait le ventilé. Par ailleurs le vent promettait d’être rafaleux (du simple au double) je voulais voir aussi comment allait se traduire cette légèreté.

A la faveur d’un vent soutenu annoncé entre 14 et 31 mph. Je mesurais une première fois un peu moins sur place mais c’était trompeur, puisque quelque seconde plus tard l’anémomètre affichait plus de 17 mph en rafale !

Voila de quoi tester mon Djinn ventilé et le comparer minutieusement avec le b-serie !

Djinn vs B-Serie

Rappel sur le B-Serie

J’ai commencé par le b-serie, car je voulais mettre à l’épreuve ce que je disais dans mon article sur la résistance des lignes. J’avais l’habitude de sortir le ventilé avec les 68 kg mais là j’ai voulu garder les 40 kg. Le premier constat est que ça tire B-Serie tire fort. J’avais commencé à prendre l’habitude du Djinn. En 40 kg les lignes chantaient déjà et cela à n’importe quel point de la fenêtre. Cela montre bien que le B-Serie génère une grande traction ce qui le rend très accessible (règle d’or plus il y a de vent et plus c’est facile pour un débutant).

Barresi ventilé

Pour redonner un peu de douceur au B-Serie il me fallut ajouter 2 crans à l’échelle de nœud. Cela calme les ardeurs du B-Serie mais la traction est toujours bien perceptible.

Passons au Djinn

Djinn ventilé

Pas de traction

D’emblée disons que le Djinn confirme sa qualité: ça ne tire pas. Il n’est même pas besoin de changer le réglage de l’échelle de nœud. En restant au réglage standard (4e nœud), le Djinn ventilé est aussi doux que ces petits frères semi et standard. Un signe qui ne trompe pas est que les lignes ne chantent pas. C’est définitivement une caractéristique du Djinn: pas de traction ! Le choix de la ventilation et les autres détails de conceptions apportent de vrais améliorations par rapport au B-Serie. Puisque la traction est identique et que aucun réglage d’échelle de nœuds n’est à faire dans mon cas donc le pilotage est similaire entre les versions standard, semi et ventilé.

Djinn ventilé
Masque les rafales

Comme le vent était rafaleux, ce fut l’occasion de tester comment le Djinn encaisse les irrégularités de vent. En position stop BA en haut on peut bien observer la déformation du BA à chaque rafale. On voit égalament les barres verticales se pencher en faisant rentrer les pointes vers l’intérieur. Cette déformation n’est pas la conséquence d’une correction de ma part. En effet je suis (encore ?) incapable d’anticiper un changement de force du vent. Malgré cela le CV reste bien calé dans sa position en dépit des changements de force du vent. Il suffit de garder fermement les poignées en stop et le Djinn encaisse les changements de force de vent. Je ne sais pas si le bridage y est pour quelque chose mais la souplesse des barres (Mystic 16) ne doit pas y être étrangère. Le B-Serie en 4 plumes est beaucoup plus rigide.

Si en statique la souplesse de la structure est un atout, en est-il de même en mouvement ? un pilote me faisait remarquer que ses revo à forte cambrure et grosse poche avaient tendance à rester scotchés quand le vent chutait brutalement. Je n’ai pas trouvé ce défaut avec le Djinn. Comme la pression est faible, il suffit de prendre le pli et de ce dire que ça va voler quand même sans aller cherche l’équilibre de vol avec plus de pression en mettant plus de frein. J’avais essayé lors de ma séance au semi-ventilé de mettre plus de frein mais sans que cela me soit plus utile. Je pense que si on met trop de frein alors on va tomber dans le cas où le CV va stopper net en cas de chute de vent. En réglage standard ça vole avec peu de vent et ça encaisse les phases de vent plus soutenues grâce à la déformation de la structure. Quand le vent redescend, on retombe dans la configuration de vent faible, avec peu de pression mais qui permet au Djinn de voler quand même.

Djinn ventilé

Avec cette séance je termine le baptême de mes Djinn. Le standard, le semi et le ventilé sont tous 3 des cerfs-volants au comportement rassurant car identiques. En fin de séance le vent avait bien forci. Je ne l’ai pas mesuré à l’anémomètre. Les relevés méteo indiquent toutefois des rafales à 31 mph. Le ventilé était alors surtoilé et tirait un peu. Rassurant, le site de Kiteforge le ventilé est donné pour 25 mph. Au final entre 3 et 25 mph la suite des Djinn offrent une expérience de vol homogène en douceur sans aucune traction. Çà tombe bien, je n’aime pas la traction.

WordPress Appliance - Powered by TurnKey Linux