Baptême de mon Djinn

Reçus depuis 10 jours déjà mais le temps m’avait cruellement manqué pour leur faire prendre leur premier vol. Quand ce n’était pas le temps c’était la météo qui avec plus de 40 mph le week-end dernier interdisait toute sortie même avec le ventilé. Mes Djinn étaient donc restés jusque là bien au chaud. Entre 2 tempêtes hivernales je voulais, sur ma pose méridienne, leur faire découvrir Vincennes mais avec 1mph j’ai préféré attendre quelques heures de plus afin de disposer d’un vent décent.

Djinn à Vincennes

C’est donc en fin d’après midi juste avant le coucher du soleil, que je me rendis au polygone de Vincennes. Avec 4 à 6 mph promis, le standard allait être le seul à prendre l’air. Ce fut l’occasion de le comparer avec le standard 2 plumes B-Serie qui aurait été en d’autre temps à la place du Djinn. Le Djinn standard étant livré avec un seul jeu de barre, au nom marketing de Mystic 12, le choix des barres ne se pose pas. La formule suivante est-elle vrai pilote + B-Serie 2 plumes < pilote + Djinn ?

Premières impressions

Tout d’abord ce n’était pas la première fois que j’avais un Djinn entre mes mains. A Marseille en 2018, j’avais pu tester quelques minutes un Djinn mais je n’y avais pas accordé beaucoup d’attention car je n’avais pas à l’époque envie de changer de revo. Mon impression générale était que le Djinn se pilotait facilement comme le B-Serie mais avait un comportement survireur…pour ma manière de piloter en tout cas.

Étude rapide en 23 kg

Je vais aborder le test d’une manière très factuelle en prenant les éléments de pilotages de base et voir le comportement de Djinn par rapport à ce que le B-Serie me donne. Malheureusement le vent ne fut pas vraiment au rendez-vous ce soir.

Quelques secondes avant l’envol

Je n’ai même pas pris le temps de mesurer mais les prévisions avaient évoluées à 2 mph à 17h. J’ai attendu une demi-heure car à 18h il devait y avoir 4 mph mais c’est également l’heure du couché du soleil donc vers 17h20 j’ai baptisé mon Djinn standard.

Légèreté

Le CV est très léger quand on le tient en main et cette légèreté se ressent aussi en vol même si le vent faible y était sans doute pour un peu responsable. C’est un peu déconcertant car il me semble que le B-serie était plus lourd. Le Djinn semble donc demander plus de sensibilité de la part du pilote en vent faible.

Mise en pression

L’aventage de cette légèreté une fois apprivoisée c’est que ça vole…. même avec peu de vent. J’ai essayé de mettre plus de frein mais la position standard au 4e noeud de l’échelle est parfaite ( pour moi et pour ce vent). En fin de séance vers 17h40, le vent ne se decidant pas à venir, je suis allé le chercher en hauteur et là surprise, une fois la voile gonflée, le Djinn de part sa souplesse prend vraiment bien la pression et montait quasiment sans avoir à reculer. Cela faisait 10 min que je me fatiguais inutilement donc: le Djinn promait de m’ouvrir d’autres possibilites en vent faible.

Pilotage

Le vent était certes trop faible pour moi pour que je me prononce vraiment sur le pilotage. Ce que je peux dire c’est que cela vole droit, tellement droit que la mise en glide m’est parue plus difficile qu’avec un B-Serie.

Le virage sur la pointe de l’aile est un peu different. Je l’avais trouvé survireure à Marseille c’est-à-dire que le centre de rotation avait tendance à rentrer à l’intérieur au lieu de rester sur la pointe. Ce soir je n’ai pas retrouvé ce comportement mais comme il y avait moins de vent qu’à Marseille, cela explique peut-être cela.

Le manque de vent fut définitivement frustrant. J’ai quand même essayé quelques rotations dites bicyclettes et le CV repond au quart de tour comme si c’était une marionnette. Le manque de vent semble être compensé par le bridage qui reparti les points de tirages differement que sur le B-Serie.

Conclusion

Cette séance trop courte avec si peu de vent a un goût de reviens-y. Je vais remettre ça demain.

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