Entraînement revo à Vincennes

Plaine de jeux du Polygone au petit matin

Le temps se fait plus clément après la neige et la pluie des derniers jours. C’est donc le moment de sortir le midi pour voler car j’ai la chance de travailler à côté d’un spot de vol: le Polygone de Vincennes.

Avant d’aller au bureau, un petit passage sur le terrain m’a permis de vérifier qu’il était bien accessible. Il m’estarrivé de venir sur un terrain et de le découvrir envahi par les forains ou les gens du voyage. Cette fois aucune crainte: la plaine de jeux du Polygone était bien disponible pour ma séance d’entraînement.

Sur les coups de midi, la pelouse était un peu humide et l’air encore frais même si un soleil timide illuminait la plaine de jeux.

revo Barresi semi-ventilé

Le vent de nord voire nord-ouest par moment soufflait être 9 et 15 mph. J’ai choisi le semi-ventilé.

Joueurs de cricket au loin

Ma séance fut consacrée aux motifs de mon ballet que ne je maîtrise pas encore bien. Voler sur la musique est un exercice difficile car la musique n’attend pas. Leçon du jour:

Il faut voler surtoilé pour pouvoir rattraper le tempo avec des accélérations.

Comme j’avais choisi le semi-ventilé, j’étais parfois à la peine.

La source de satisfaction du jour fut les virages à angle droit dont j’ai enfin trouvé un bon compromis entre la rotation et le micro-stop. Il me reste à travailler mes bicyclettes qui manquent de mordant et mes marches arrières en diagonale pas très propres…. demain est un autre jour.

Préparation d’un ballet de cerf-volant pilotable

Lorsque l’on fait du cerf-volant pilotable devant un public ou en compétition, l’évolution en musique ou ballet est une obligation que le cerf-voliste novice n’appréhende pas naturellement. Le ballet implique en effet un niveau de discipline superieur et une fibre artistique qui n’est pas donnée à tous.

Depuis un an je m’efforce en salle de préparer mes ballets avec une certaine méthode que j’applique depuis une semaine à la préparation du championnat de France outdoor. Cette méthode est assez systématique et se décompose en 5 étapes:

  1. inventaires des déplacements élémentaires et des motifs
  2. choix d’une musique
  3. placement des motifs principaux
  4. ajout des motifs de liaison
  5. Entraînement

Inventaires des motifs

Écrire un ballet est analogue à l’écriture d’un livre. Les mots sont les mouvements de bases ou motifs. L’écrivain doit connaître des mots donc le cerf-voliste doit connaître des motifs. C’est pourquoi en premier lieu il faut faire la liste de ce que l’on sait faire.

Choix de la musique

La liste des motifs guidera le choix de la musique. Ainsi des motifs avec de nombreux changements de directions seront plus adaptés à un tempo rapide et des motifs amples sans doute plus adaptés aux tempo lents. Souvent les refrains porteront les motifs clés du ballet c’est-à-dire les mouvements que nous allons obligatoirement placer dans le ballet car ils correspondent à ce que l’on pense être de plus spectaculaires ou artistiques à présenter.

Placement des motifs principaux

La musique étant choisi et les motifs clés en place sur les refrains, il faut placer les motifs principaux. Il s’agit de sélectionner parmi nos motifs ceux qui s’insèrent bien dans les éléments de la musique. Il s’agit par exemple du début de la musique ou de certains passages des couplets.

Il ne faut pas chercher à écrire le ballet de A à Z d’une traite mais placer les motifs principaux uniquement

Une erreur est de vouloir absoluement placer tout son catalogue de motifs dans un ballet. La musique que l’on a choisie n’est pas extensible et ne se prête peut être pas à tous les motifs. Il faut savoir ne pas mettre un motif mêmes si on l’aime bien si jamais il ne rentre pas dans les phrases musicales.

Ajout des motifs de liaisons

Les motifs principaux sont dispersés dans la fenêtre. Pour les enchaîner il va falloir déplacer le cerf-volant en utilisant des motifs de liaison. Il peut s’agir de motifs de son catalogue que l’on n’a pas encore choisis ou bien simplement de lignes droites !

Entraînement

La préparation du ballet se fait en situation pour le choix de la musique et le calage des motifs principaux. En effet c’est sur le terrain, en vol que l’on prend mieux en compte sa propre capacité à réaliser un motif sur un tempo donné. Même si on visualise mentalement un ballet en écoutant une musique, l’épreuve du vol à le dernier mot.

Une fois les motifs principaux et la musique choisie, les motifs de liaison sont en générales plus simples et ne poseront pas de difficulté de réalisation. On peut alors se contenter d’une écriture mentale ou sur papier avant d’aller vérifier en vol.

Ensuite quand tout est prêt ou presque (même si toutes les liaisons ne sont pas choisies) il faut répéter le ballet pour l’assimiler. Cela peut se faire en dehors du terrain en écoutant la musique et en visualisant mentalement le ballet. Personnelle cette préparation mentale me permet d’apprendre mon ballet pendant mes heures de transports quotidiens.

Entraînement marche arrière

La séance d’aujourd’hui fut consacrée à la marche arrière. Je me dois de constater que je ne la maîtrise pas suffisamment. J’ai donc repris la base: la ligne droite.

Avec un vent léger entre 4 et 7 mph, l’exercice ne fut pas de tout repos. D’autant plus que les prévisions avaient annoncé 17mph en rafale, j’avais donc monté le standard en 3 plumes.

En condition de vent faible il faut faire attention à ne pas déventer et faire retourner l’aile en tirant trop sur les freins. En ligne droite horizontale j’ai découvert qu’il ne fallait pas trop tirer sur le frein de l’aile du haut qu’on dévente plus facilement que l’aile inférieure. La marche arrière est plus facile en actionnant le frein de l’aile inférieure et en laissant l’aile supérieure plus lâche afin que le vent s’engouffre bien dans le dessous de l’aile.

Cette découverte m’amena à explorer le bord de fenêtre en marche arrière. Est-ce que la mise en “glide” fonctionne aussi en marche arrière ? L’expérience ne me permit pas de conclure avec certitude mais il semblerait que la mise en plané dans le sens inverse permet de prolonger la marche arrière. C’est-à-dire si le revo va à droite en marche arrière, donc BA vers la gauche, il faut basculer en “glide” (“float ” ou plané comme on veut l’appeler) vers la gauche i.e. pointe des pieds vers le haut.

Une séance très instructive !

Juste pour le plaisir….

Rainy day

Le niveau 8 du club 38 doit se mériter. En effet si les stop et les slides ne sont à priori pas compliqués il faut néanmoins avoir de quoi faire des stop. La menace de la pluie n’allait pas m’arrêter.

Le vent annoncé à 5 mph avec des rafales à 17 ne fut hélas pas au rendez-vous. Je mesurais à  peine 3 mph et adieu les rafales. Je ne pouvais pas tenir le stop BA en haut en 2 plumes.

Finalement la séance se transforma en entraînement en petit vent. Rien ne se perd tout se transforme. 

L’enseignement de cette session c’est qu’en vent faible, l’humidité ou même une pluie fine annihile complètement mes efforts. Or en compétition je dois pouvoir voler à 4 km/h soit 2.5 mph. Ce n’est pas gagné et carrément hors de ma portée si c’est humide.  Vais-je devoir me faire un SUL 1.5 ?

Regarder “Cours cerf-volant Revolution” sur YouTube

En préparation des vidéos montrant des exercices d’entraînement:

Juste pour le plaisir… CC-BY-SA