3 semaines avec Axel

Depuis la fête du vent de Marseille en septembre je me suis mis en tête d’étudier l’axel. On dit que c’est facile mais pour moi c’est un peu contrenature de déventer un revo. Comme cela fait 3 semaines exactement que cette aventure a commencé et que le resultat est assez probant je trouve, il est temps de faire un point sur la progression.

Tout d’abord la theorie de l’axel élaborée il y a 3 semaines tient la route. De plus la mise a plat par un glide permet de s’entrainer même avec du vent fort en utilisant un sous-toilé.

La principale difficulté est de laisser le CV en devente à plat. Ne faisant pas de 2 lignes, la dévente du freestyleur m’est totalement étrangère. Et pourtant pour l’axel il faut s’abstenir de remettre en pression. Il faut laisser du mou pour que la rotation se poursui ve mais pas trop pour pouvoir récupérer la mise en pression en sortie…

Ensuite le défaut est justement le contrôle de la rotation. Il faut la stopper au bon moment: un tour, un tour et demi, 2 tours, il faut choisir. Mon contrôle laisse encore à désirer. Pour l’instant le CV sort de l’axel un peu quand il veut. C’est rédhibitoire pour un ballet. A améliorer donc.

Enfin le sens et l’entrée en axel reste à travailler. Pour le moment je ne le fais que à partir d’un glide et de gauche à droite. C’est un peu limité. J’ai donc encore quelques seances devant moi.

Séance cercle en slide par vent pourri

Le vent pas bien orienté soufflait entre 7 et 12 mph au sol. Comme il était cassé par les arbres je pouvais prévoir plus en hauteur. J’ai donc sorti le standard 3 plumes pour continuer mon apprentissage du vol en sur-toilé.

Je ne fus pas déçu ! Après un petit passage à l’echelle de noeuds pour en rajouter 2 puis un autre pour en retirer un, le réglage semblait optimal mais qu’est-ce que je volais mal. Ça flottait vilainement 😲 Un petit regard sur l’égalisation, non je l’ai faite il n’y a pas longtemps.

Finalement je devais me rendre compte que le vent faisait trop de yo-yo pour moi. C’est alors que je me suis décidé à être un peu actif au sol: gagner du terrain dans les descentes en prévision d’en perdre dans la monté suivante. C’est très utile dans les slides en cercle. Efficacité redoutable pour tenter de garder une vitesse constante. Le revo est vraiment bien fait car un seul léger souffle en plus et le voilà qui monte.

En définitive une séance instructive. Il faut aller voler pour emmagasiner de l’expérience et je dois en rattraper beaucoup.

Rythme d’entrainement

Le cerf-volant pilotable en tant que pratique sportive n’échappe pas à la nécessité d’un programme d’entraînements surtout dans un objectif de compétition. Même dans une pratique purement loisirs, l’envie de progresser amène à s’interroger sur le meilleur moyen d’y parvenir.

La pratique du cerf-volant en France n’est cependant pas très académique et même dans son organisation sportive. Le cerf-volant est un sport-loisirs. Je vois souvent des pratiquants ne pas se donner les moyens de progresser car il faut y consacrer du temps. Il en résulte que les bons pilotes sont ceux qui sont doués. Pourtant avec de l’assiduité on peut progresser et développer sa capacité de pilotage.

Indoor

Ainsi dans ma pratique de l’indoor j’ai commencé par un rythme soutenu de 3 séances par semaine en me consacrant à chaque fois à consolider les bases au lieu d’apprendre de multiples choses. Le cours 4 lignes que j’ai mis en place à Cramayailes traite de la question en détail.

Actuellement je suis sur un objectif de rythme d’un entraînement par semaine avec beaucoup de période creuse car l’indoor est plus facile que l’extérieur puisque la variable vent est totalement maîtrisée.

Suivi des entraînements indoor

En me remettant un mois avant une échéance de compétition, j’arrive à reprendre mon niveau précédent.

Extérieur

Le cerf-volant en extérieur nécessite plus d’assiduité dans mon cas. Outres le fait de devoir apprendre à voler avec la variable vent, le cerf-volant Outdoor requiert plus de matériel. Au début quand on commence on ne dispose pas toujours de la panoplie SUL, Standard, semi-ventilé, ventilé. Cela a pour conséquence de limiter la plage de vent d’apprentissage et le nombre se séance ce qui conduit à allonger la durée de celles-ci.

J’étais dans ce cas de figure qui ne m’a pas permis de maîtriser toutes la plage de vent surtout en plage haute et l’allongement de la durée de chaque séance n’est pas idéale pour l’assimilation. Le cerveau apprend en dormant donc il vaut mieux 8 séance d’une heure que une séance de 8 heures.

Suivi entraînement outdoor

Actuellement mon objectif d’entraînement en Outdoor est de 3 séances hebdomadaires. Je dois rattraper mes lacunes. Nous ne sommes malheureusement pas tous égaux devant l’apprentissage. Certains auront besoins de moins de séances et d’autres plus. Mais l’expérience s’acquiert avec le temps donc multiplier les séances permet d’acquérir de l’expérience.

Assiduité et discipline

Pour celui qui désir se dépasser, l’accomplissement de toute activité doit se faire avec assiduité et discipline. Cela est encore plus vrai quand le temps est compté.

Une séance d’entraînement peut être optimisée en fonction de l’objectif. Si l’on dispose d’une heure pour voler, il faut être efficace et y consacrer réellement une heure. La répétition des exercices est un élément primordial. L’apprentissage étant fait de répétition il faut faire au moins 10 fois les exercices. Par exemple un virage sur la pointe est maîtrise si on le fait 10 fois de suite avec 10 sur 10.

La détente

L’entraînement ne doit pas faire oublier le plaisir de voler. J’aime terminer une séance par quelques minutes de vol libre afin de constater les progrès. Je découpe également la séance en portion de 20 minutes qui correspond pour moi à la limite de fatigue. Cette pause de 5 minutes max permet d’éliminer les tensions dans les poignées et les épaules.

Comment apprendre un ballet

Séance de cerf-volant revo à Vincennes

Dans mon billet sur l’écriture d’un ballet de cerf-volant j’évoquais brièvement la partie entrainement. Aujourd’hui, le 3e jour de ma semaine de cerf-volant 4 lignes à Vincennes me permet de tirer quelques enseignements sur l’apprentissage d’un ballet et d’apporter quelque compléments.

Suite de motifs plutôt que suite de mouvements

Comme un ballet est un ensemble il est plus facile d’apprendre le sens globale qu’une suite de mouvement. Cette façon de voir est beaucoup plus efficace en terme de capacité de mémorisation et en terme de cohérence des motifs. Il en découle que l’apprentissage de la bonne exécution des motifs pris un à un devient la priorité de l’entrainement réel.

Puis une fois que les motifs sont suffisamment assimilées on va les enchainer pour apprendre le ballet. La mise bout à bout des motifs peut alors être faite en musique.

Mise en musique

La mise en musique au début de l’entrainement permet de rapidement se rendre compte de la quantité de travail à fournir pour être dans le tempo. Toutefois je considère qu’il ne faut pas s’entrainer sur la musique trop tôt surtout quand les motifs ne sont pas suffisamment maitrisés car cela fait trop de choses à assimiler.

Commencer par l’exécution des motifs seuls puis ajouter la musique.

Étalement des séances

Dans tout apprentissage il y a une phase de répétition puis d’assimilation. La répétition ce fait lors de l’entrainement et l’assimilation se fait… en dormant. Enchainer plusieurs heures d’entrainement ou trop de choses à assimiler dans une même journée est contreproductif.

Je préconise toujours un entrainement par étape et l’expérience de ces 3 jours me donne raison. En me concentrant sur un motif par séance d’une heure, je constate le lendemain que le motif est bien assimilé. Je peux alors passer au motif suivant.

Faire plusieurs séances d’une heure est plus efficace qu’une seule séance de plusieurs heures

Le chemin est encore long avant d’aboutir à un ballet complet mais mon entrainement avance bien.

La suite au prochain épisode…. juste pour le plaisir.

Indoor vs Outdoor

Je pratique le CV Indoor depuis 2012 et j’ai entendu plusieurs avis sur la différence entre la pratique en salle et la pratique extérieur. Par laquelle commencer ? Les pratiques sont-elles interchangeables ? Je vais par ce billet donner mon avis en le justifiant par mon expérience personnelle et ce que j’ai pu voir.

Tout d’abord je commencerai par préciser que j’ai d’abord appris à voler en extérieur. Ce n’est qu’une fois acquis les bases du pilotage 4 lignes avec mon Mojo que j’ai rejoins une salle. La base c’est voler droit, s’arrêter et faire des virages. Le stop dans les positions de l’horloge n’était pas encore maîtrisé.

Le passage au vol en salle avec ces bases fut très facile. J’en conclu que la transposition outdoor vers Indoor pour le vol de base est immédiate. L’inconvénient de ce passage a été pour moi la prise du défaut de ne pas voler en pression. La mise en pression n’étant pas acquise avec le Mojo (et la lacune des stop dans toutes les positions de l’horloge) m’a amené à un vol en plané avec mon Revo Indoor.

En observant des pratiquants qui ont commencé par l’intérieur et qui s’essayent à l’extérieur, j’ai le sentiment que la transposition est moins aisée. Cela peut s’expliquer par le fait qu’en Indoor le vol en pression vertical descendant n’existe pas et du moins non accessible à un débutant. Or en extérieur il y est confronté rapidement.

De plus le pilote Indoor n’a pas l’habitude de composer avec le vent, un moteur qu’il ne contrôle pas et que les mouvements lent de l’indoor ne peuvent contrecarrer en extérieur.

Pour ces raisons je recommanderais de commencer par de l’exterieur au début ainsi on s’affranchit de l’apprentissage du recul pour se concentrer sur le pilotage de base. Passer ensuite en salle pour apprendre à  reculer en rond.

Si le débutant s’inspire de sa pratique extérieure imparfaite pour faire de l’indoor, le vol intérieur si bien utilisé i.e. avec le minimum de recul, est une arme redoutable pour le vol en petit vent. En effet lors d’un vol intérieur, le moteur c’est le recul des poignets: quel que soit la méthode: en reculant, en déplaçant le buste ou en ramenant les bras. Tout le corps participe à la création du vent relatif ! A force de pratique le pilote apprend à utiliser au mieux l’une ou l’autre des techniques. Par petit vent en extérieur il va automatiquement reproduite ces mouvements de tout le corps et donc maintenir en l’air son CV là où d’autres abandonnent.

La pratique du  vol en salle aide à voler en extérieur par petit vent

Néanmoins le vol extérieur est différent du vol en salle. En salle la fenêtre de vent c’est 360° et on peut rester en milieu de fenêtre. Or en extérieur l’angle d’impact du vent change dans la fenêtre  de vent. Le pilote doit donc s’adapter. Mécaniquement le vol extérieur est donc différent. La simple ligne droite horizontale en extérieur est différente à faire par rapport au 360 en intérieur…

La pratique du vol intérieur ne remplace pas l’apprentissage extérieur

Pour conclure si au début d’apprentissage le vol extérieur nourrit le vol intérieur, constituant une passerelle entre les 2 disciplines, le vol extérieur et le vol intérieur divergent. Le vol intérieur n’étant utile en extérieur que dans du petit vent.

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Juste pour le plaisir….

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