Comment apprendre un ballet

Séance de cerf-volant revo à Vincennes

Dans mon billet sur l’écriture d’un ballet de cerf-volant j’évoquais brièvement la partie entrainement. Aujourd’hui, le 3e jour de ma semaine de cerf-volant 4 lignes à Vincennes me permet de tirer quelques enseignements sur l’apprentissage d’un ballet et d’apporter quelque compléments.

Suite de motifs plutôt que suite de mouvements

Comme un ballet est un ensemble il est plus facile d’apprendre le sens globale qu’une suite de mouvement. Cette façon de voir est beaucoup plus efficace en terme de capacité de mémorisation et en terme de cohérence des motifs. Il en découle que l’apprentissage de la bonne exécution des motifs pris un à un devient la priorité de l’entrainement réel.

Puis une fois que les motifs sont suffisamment assimilées on va les enchainer pour apprendre le ballet. La mise bout à bout des motifs peut alors être faite en musique.

Mise en musique

La mise en musique au début de l’entrainement permet de rapidement se rendre compte de la quantité de travail à fournir pour être dans le tempo. Toutefois je considère qu’il ne faut pas s’entrainer sur la musique trop tôt surtout quand les motifs ne sont pas suffisamment maitrisés car cela fait trop de choses à assimiler.

Commencer par l’exécution des motifs seuls puis ajouter la musique.

Étalement des séances

Dans tout apprentissage il y a une phase de répétition puis d’assimilation. La répétition ce fait lors de l’entrainement et l’assimilation se fait… en dormant. Enchainer plusieurs heures d’entrainement ou trop de choses à assimiler dans une même journée est contreproductif.

Je préconise toujours un entrainement par étape et l’expérience de ces 3 jours me donne raison. En me concentrant sur un motif par séance d’une heure, je constate le lendemain que le motif est bien assimilé. Je peux alors passer au motif suivant.

Faire plusieurs séances d’une heure est plus efficace qu’une seule séance de plusieurs heures

Le chemin est encore long avant d’aboutir à un ballet complet mais mon entrainement avance bien.

La suite au prochain épisode…. juste pour le plaisir.

Indoor vs Outdoor

Je pratique le CV Indoor depuis 2012 et j’ai entendu plusieurs avis sur la différence entre la pratique en salle et la pratique extérieur. Par laquelle commencer ? Les pratiques sont-elles interchangeables ? Je vais par ce billet donner mon avis en le justifiant par mon expérience personnelle et ce que j’ai pu voir.

Tout d’abord je commencerai par préciser que j’ai d’abord appris à voler en extérieur. Ce n’est qu’une fois acquis les bases du pilotage 4 lignes avec mon Mojo que j’ai rejoins une salle. La base c’est voler droit, s’arrêter et faire des virages. Le stop dans les positions de l’horloge n’était pas encore maîtrisé.

Le passage au vol en salle avec ces bases fut très facile. J’en conclu que la transposition outdoor vers Indoor pour le vol de base est immédiate. L’inconvénient de ce passage a été pour moi la prise du défaut de ne pas voler en pression. La mise en pression n’étant pas acquise avec le Mojo (et la lacune des stop dans toutes les positions de l’horloge) m’a amené à un vol en plané avec mon Revo Indoor.

En observant des pratiquants qui ont commencé par l’intérieur et qui s’essayent à l’extérieur, j’ai le sentiment que la transposition est moins aisée. Cela peut s’expliquer par le fait qu’en Indoor le vol en pression vertical descendant n’existe pas et du moins non accessible à un débutant. Or en extérieur il y est confronté rapidement.

De plus le pilote Indoor n’a pas l’habitude de composer avec le vent, un moteur qu’il ne contrôle pas et que les mouvements lent de l’indoor ne peuvent contrecarrer en extérieur.

Pour ces raisons je recommanderais de commencer par de l’exterieur au début ainsi on s’affranchit de l’apprentissage du recul pour se concentrer sur le pilotage de base. Passer ensuite en salle pour apprendre à  reculer en rond.

Si le débutant s’inspire de sa pratique extérieure imparfaite pour faire de l’indoor, le vol intérieur si bien utilisé i.e. avec le minimum de recul, est une arme redoutable pour le vol en petit vent. En effet lors d’un vol intérieur, le moteur c’est le recul des poignets: quel que soit la méthode: en reculant, en déplaçant le buste ou en ramenant les bras. Tout le corps participe à la création du vent relatif ! A force de pratique le pilote apprend à utiliser au mieux l’une ou l’autre des techniques. Par petit vent en extérieur il va automatiquement reproduite ces mouvements de tout le corps et donc maintenir en l’air son CV là où d’autres abandonnent.

La pratique du  vol en salle aide à voler en extérieur par petit vent

Néanmoins le vol extérieur est différent du vol en salle. En salle la fenêtre de vent c’est 360° et on peut rester en milieu de fenêtre. Or en extérieur l’angle d’impact du vent change dans la fenêtre  de vent. Le pilote doit donc s’adapter. Mécaniquement le vol extérieur est donc différent. La simple ligne droite horizontale en extérieur est différente à faire par rapport au 360 en intérieur…

La pratique du vol intérieur ne remplace pas l’apprentissage extérieur

Pour conclure si au début d’apprentissage le vol extérieur nourrit le vol intérieur, constituant une passerelle entre les 2 disciplines, le vol extérieur et le vol intérieur divergent. Le vol intérieur n’étant utile en extérieur que dans du petit vent.

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Juste pour le plaisir….

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