Persévérance sur le M9

Il n’est pas rare d’être interpellé par des gens pour nous faire part de leur déception de ne pas arriver à piloter leur cerf-volant accrobatique. La principale raison est le manque de perséverance. Considérant qu’il ne sagit que d’un loisir occasionnel (2 fois par an, une fois en juillet et une autre en août) on peut être tenté de penser que cela se maîtrise comme un drône c’est-à-dire sans réelle maîtrise du pilote l’électronique faisant tout ici.

Le cerf-voliste sait qu’au delà de la qualité de la machine, c’est le pilote qui fait la différence.  Nul besoin pour le 4 lignes d’être doté d’un don particulier comme dans certains sport comme être grand au basket. Le travail et la persévérance fait ici toute la différence.

J’avais omis de faire une rotation en slide avant de faire le demi-cercle en slide du niveau M9 du club 38. Ce non respect de la routine est impardonnable. La météo étant favorable ce jour c’est-à-dire un temps sec avant le déluge de fin de semaine, je suis allé me reconfronter au M9.

Le vent plus faible qu’hier s’établissait à 6 mph. Je sorti donc le 2 plumes en 23 kg. Les rafales me firent un peu regretter mon choix mais elles étaient assez rares. L’intéressant dans cette séance c’est le défaut du centrage de la rotation en bord de fenêtre que j’ai observé. Au début je pensais à  l’égalisation des lignes mais elles n’étaient pas vraiment en défaut.  En revanche avec l’analyse du mouvement du CV je me suis rendu compte que c’était la position des épaules que je décale naturellement pour ajouter de la compensation surtout en vent faible. En effet en pleine fenêtre je n’ai pas trop de difficulté à faire une bicyclette centrée mais en bors de fenêtre le resultat est vraiment décevant. En fait le décalage d’épaule entraîne un décentrage de la bicyclette. Une fois l’origine du problème trouvé, quel plaisir de constater un peu de progrès. Cela prouve bien que le travail et la persévérance paye !

Néanmoins il y a des qualités dont le manque ne peut pas se combler par le travail. Je pense que la capacite de coordination motrice et les réflexes sont des données avec lesquelles le pilote doit composer pour trouver son style de vol. Pour ma part les mouvements trop rapides des mains sont impossibles, je crois que mon style coulé vient de là ainsi que mon aversion pour le 2 lignes et le freestyle !

je sentais au bout d’une heure que le 2 plumes commençait à plier. Le vent atteignait les 12 mph. Le 3 plumes prit la place du 2 plumes. C’est la première fois je crois que je change de CV en cours de séance.

Toussaint à Longjumeau

L’année dernière à la même date j’étais en B-Zen à Draveil. Cette fois le vent annoncé de 5 mph à 11 mph m’a conduit à Longjumeau.

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Le site est dans une cuvette si bien que je n’ai mesuré que 2.3 mph à bout de bras. J’ai sortie mon vieux Barresi Standard en 2 plumes. La gaze abîmée faisait vraiment pitié à voir…. je sens que ce sont ses derniers jours.

La séances fut…. dynamique, enfin…pour moi. J’ai bien travaillé les jambes, les bras, bref le corps pour faire tenir en l’air mon cerf-volant. Les lignes de 23 kg sont fantastiques en petit vent. On peut facilement faire plusieurs tours sans que le manque de vent ne vienne perturber le contrôle en décuplant les frottements.

J’ai bien fait de me confronter à ce vent. Je n’y fait pas des merveilles et les figures imposées ne passaient pas toutes mais je sais maintenant ce que ça fait. 2.3 mph c’est de toute façon dessous des 4 km/h réglementaires, je ne devrais pas rencontrer des conditions aussi difficiles en compétition mais je peux y voler en 2 plumes 23 kg. C’est rassurant.

Seulement une grosse heure de vol mais ce fut bien agréable.

Juste pour le plaisir… CC-BY-SA