Premier vol de l’année

Mon dernier vol remontait à plus de 15 jours alors le vent de 12 mph en moyenne mais comme d’habitude variable entre 8 et 14 mph m’amena jusque mon spot secret de Lisses. 

Le semi-ventilé sorti de ma housse. Quel plaisir de revoler après cette pause. Cette seance c’était du vol plaisir pas de challenge ni de préparation à la compétition. Que du plaisir.

La séparation

Après plus de 4 ans de service mon Revo Barresi standard s’en est allé vers une nouvelle vie. C’est avec un petit pincement au coeur que je le laisse partir car c’était mon premier 1.5 avec lequel j’ai volé depuis 2013.

Certes depuis l’arrivée de mes revo blancs, il aurait dû prendre sa retraite et ne sortait que très rarement mais je le gardais monté en 2 plumes tant je ne voulais pas me séparer de lui. Il a terminé son service sur mon dernier niveau du Club 38 en fin d’année. Quelle belle fin !

Mon sac n’étant pas extensible à l’infini et devant accueillir une nouvelle recrue, j’ai donc offert une nouvelle vie dans d’autres mains. Il ne sera pas seul puisqu’il part avec mon Revo semi-ventilé maison qui ne sortait plus du tout depuis qu’un Barresi semi-ventilé était arrivé.

C’est une page qui se tourne avec nostalgie pour moi et une histoire qui commence pour un pilote qui sera heureux de posséder 2 revo. Rien ne sert d’avoir des doublons, je ne suis pas collectionneur, je suis un pilote.

Au revoir et à peut-être un jour sur un terrain !

Persévérance sur le M9

Il n’est pas rare d’être interpellé par des gens pour nous faire part de leur déception de ne pas arriver à piloter leur cerf-volant accrobatique. La principale raison est le manque de perséverance. Considérant qu’il ne sagit que d’un loisir occasionnel (2 fois par an, une fois en juillet et une autre en août) on peut être tenté de penser que cela se maîtrise comme un drône c’est-à-dire sans réelle maîtrise du pilote l’électronique faisant tout ici.

Le cerf-voliste sait qu’au delà de la qualité de la machine, c’est le pilote qui fait la différence.  Nul besoin pour le 4 lignes d’être doté d’un don particulier comme dans certains sport comme être grand au basket. Le travail et la persévérance fait ici toute la différence.

J’avais omis de faire une rotation en slide avant de faire le demi-cercle en slide du niveau M9 du club 38. Ce non respect de la routine est impardonnable. La météo étant favorable ce jour c’est-à-dire un temps sec avant le déluge de fin de semaine, je suis allé me reconfronter au M9.

Le vent plus faible qu’hier s’établissait à 6 mph. Je sorti donc le 2 plumes en 23 kg. Les rafales me firent un peu regretter mon choix mais elles étaient assez rares. L’intéressant dans cette séance c’est le défaut du centrage de la rotation en bord de fenêtre que j’ai observé. Au début je pensais à  l’égalisation des lignes mais elles n’étaient pas vraiment en défaut.  En revanche avec l’analyse du mouvement du CV je me suis rendu compte que c’était la position des épaules que je décale naturellement pour ajouter de la compensation surtout en vent faible. En effet en pleine fenêtre je n’ai pas trop de difficulté à faire une bicyclette centrée mais en bors de fenêtre le resultat est vraiment décevant. En fait le décalage d’épaule entraîne un décentrage de la bicyclette. Une fois l’origine du problème trouvé, quel plaisir de constater un peu de progrès. Cela prouve bien que le travail et la persévérance paye !

Néanmoins il y a des qualités dont le manque ne peut pas se combler par le travail. Je pense que la capacite de coordination motrice et les réflexes sont des données avec lesquelles le pilote doit composer pour trouver son style de vol. Pour ma part les mouvements trop rapides des mains sont impossibles, je crois que mon style coulé vient de là ainsi que mon aversion pour le 2 lignes et le freestyle !

je sentais au bout d’une heure que le 2 plumes commençait à plier. Le vent atteignait les 12 mph. Le 3 plumes prit la place du 2 plumes. C’est la première fois je crois que je change de CV en cours de séance.

Windy day

Après le rainy day voici le windy day. La météo prévoyait un vent 10mph en moyenne avec des rafales à  18 mph. Pas terrible car du simple au double et dans cet ordre de grandeur cela fait beaucoup à gommer. Mais il en fallait plus pour me décourager de tenter le niveau 9 du club 38.

Je me suis levé un peut tard et ne pus être à 10h sur le terrain à Draveil. Il me restait qu’une bonne heure avant que le vent ne change de sens et deviennent incompatible avec le lieu.

Je mesurais à mon grand étonnement un vent moyen de 15 mph avec des extrêmes à 8 mph et 24 mph ! Cela promettait d’être sport ! Ma matrice de vent ne prévoit pas de telles conditions. J’ai opté pour le ventilé en espérant de ne pas avoir trop de creux.

Ce vent s’avéra être un vent de tempête et j’avais du mal à controler mes rotations. L’heure et demie fut consacrer à trouver le bon sens des rotations afin de minimiser les tours tout en respectant les impératifs de la routine.

Mais peu à peu le vent baissa et il était en train de tourner. Après midi il était orienté de travers et les arbres le coupaient net sous leur cime masquant ainsi une tempête au dessus.

Je décidai de rejoindre le spot de Lisses. Vers 13h je commençais à rentrer dans le vif du sujet. Le vent était alors devenu plus fort avec un bon 15 mph constant avec des rafales mais plus de creux ce qui me donna du baume au coeur.

La routine est plus compliquée qu’il n’y paraît. En effet la 2e rotation “snap” est une double rotation complète et avec le vent soutenu il faut bien arrêter au bon moment.

Voler comme on doit est bien plus difficile que voler comme on veut.

La dernière rotation “snap” doit se terminer en posé pointe droite ie BA à droite.
Outre le contrôle moyen il manque ici un tour à la 2e rotation bicyclette.

Là c’est la dernière rotation qui prend un demi-tour de trop.

Dommage au niveau M9 la routine doit à mon avis être parfaitement respectée.

Tout en bataillent avec le vent de plus en plus fort je m’y suis pris à plusieurs reprises. Il est vrai que à la fin de la seance je mesurais 30 mph ce qui me rappela la manche de Marcollin. Le 4 plumes commençait à plier alors je me suis contenté de ce qui était dans la boîte. Il faut savoir s’arrêter à temps.

Maitre Revolution

Le challenge sympathique organisé par Revkite la compagnie dernière la marque de cerf-volant Revolution, regroupe de plus en plus de personnes. Ce challenge appelé Club 38 en référence au 38 mouvements du cerf-volant permet de progresser à travers 8 niveaux afin de valider les compétences.

 Je m’y suis inscrit il y à 2 mois et voici ce que j’en retire. Tout d’abord c’est intéressant de se confronter à un programme imposé car cela permet de mesurer réellement sa capacité ďe vol. C’est dans la contrainte que l’on voit la maîtrise.

Pour ma part jusqu’au niveau 7 je n’ai rencontré aucune difficulté dans le sens où aucun mouvement ne m’était inconnu. Je les connaissais tous déjà après 5 ans de revo. De ce fait je n’ai pas eu à suivre les tutoriels fournis par le Club 38 ni à passer du temps à m’entrainer. 

Le niveau 8 a été le seul qui m’a montré mes limites actuelles en tant que pilote.  En effet même si les mouvements étaient connus, je n’avais pas l’habitude de pratiquer des slide en diagonal, surtout en bord de fenêtre ! Cela a été le seul moment stimulant du challenge.

Par ailleur je regrette qu’il n’y ait pas plus de place à la marche arrière ou les déplacement dans diverses positions. Je pense qu’il s’agit là d’un niveau de maîtrise qu’il serait intéressant de mettre en avant. 

Le revo doit brouiller les pistes entre l’avant, l’arrière ou le côté. Tout est interchangeable !

En conclusion le club 38 va permettre aux nouveaux pilotes d’avoir une sorte de programme d’entrainement pour apprendre à piloter de manière crédible son revo. Les plus expérimentés vont passer rapidement les niveaux jusqu’au 8 pour etre Master.

Une fois là d’autres niveaux sont disponibles pour tenter d’avoir le titre de double maître ! Voilà mon nouvel objectif 😊

Club 38 level 8 revisité

Ma prestation n’avait pas convaincu tout le monde. Il est vrai que formellement mes rotations à 45° auraient dûes être décomposées. De plus les rafales avec le 2 plumes avaient rendu mes stop peu précis. 

Aujourd’hui à la faveur d’un vent plus fort annoncé 10mph avec des rafales à 18 mph. Comme d’habitude optimiste car je constatais sur place seulement un 8 mph en moyenne avec de rafales à 12-13 mph. Un vent qui me fit sortir le 3 plumes en standard ce qui promettait de m’éviter les déformations de structures.

Globalement plus de vent aujourd’hui qu’hier ce qui m’a permis de mieux realiser les rotations mais en vitesse moyenne  le 3 plumes était parfois un peut lourd pour moi. Il va falloir que je travaille ça car cela montre que dans certaines zones de la fenêtre je ne maitrise pas toutes les trajectoires. 

C’est bien l’intérêt de ce genre de challenge ou des figures imposées en compétition: voler comme on doit et pas comme on veut. Comme on veut nous fait choisir la facilité de ce que l’on sait faire alors que comme on doit nous pousse à progresser.

Après plusieurs prises qui je jugeais pas trop mal, je m’adonnai à un petit quart d’heure mérité de vol libre. Ça fait du bien aussi.

Un gentil toutou est même venu se laisser taquiner par mon Revo.

Juste pour le plaisir.

Club 38 Niveau 8

Déçu de ne pas avoir eu suffisamment de vent vendredi dernier, j’ai hésité un peu à me déplacer pour le faire aujourd’hui. L’envie de le passer avant Noël était néanmoins plus forte.  Cela me ferait un beau cadeau de cerf-voliste !

Le vent annoncé à 7 mph avec des rafales à 15 ne se mesurait qu’à 4-5 mph mais avec quelques rafales dont certaines firent siffler mes lignes de 23 kg. J’ai donc sorti mon fidèle Barresi STD dont je sens bien que la derrière heure n’est pas loin. Mais en 2 plumes il fait le job et j’aime le garder dans mon sac pour pouvoir le prêter.