Lignes LPG

Tous les cerf-volistes le savent par expérience ou pour l’avoir lu: rien ne vaut les lignes Laser Pro Gold (LPG). Mais quand est-t-il vraiment ?

Mon Mojo était livré avec des lignes dyneema et au bout de quelques tours (disons à partir de 5), la résistance dûe aux frottement des lignes entre elles commençaient à se faire sentir. Mon Revo Indoor m’avait été livré avec des lignes LPG et le frottement des lignes entre elles étaient imperceptible… Du moins au débuts car au fils des salissures, la glisse est de moins en moins bonne.

Qu’est donc ces lignes Dyneema et LPG. Tout d’abord Dyneema est une marque déposé d’un industriel chimique européen qui fabrique une fibre composée d’un polymère (longue molécule) plastique (polyethylène). Cette fibre est très resistante à cause des propriété du polymère. Le Dyneema est donc une application industrielle de cette molécule. LPG est une marque d’un fabricant de lignes américain qui utilise la fibre Vectra qui est le même composé chimique que dans la Dyneema mais fabriqué par un industriel chimique américain. Pour résumé les propriétés chimiques de résistance sont les mêmes mais le procédé d’obtention de la ligne i.e le tissage des fibres entres-elles est propre à chaque marque. Au final la molécule ne fait pas tout et LPG est la marque la plus reconnue chez les cerf-volistes.

Finalement, la passion aidant, je me suis équipé en ligne LPG de 37 mètres en 23 kg pour le B-Zen et en 40 kg pour mon futur Barresi.

En comparant mes dyneema de 40 kg avec les LPG 40 kg, je vois une différence de grosseur de ligne. Les LPG sont beaucoup plus fines. Vivement de tester tout ça en vol juste pour le plaisir !

Internet à la rescousse du cerf-voliste solitaire

Quand j’ai commencé à faire voler des bouts de tissus, je me suis aperçu que le cerf-volant était une activité solitaire peu pratiquée en France. Cela est encore plus vrai quand on habite à l’intérieur des terres. Étant totalement novice en matière de cerf-volant pilotable, j’ai trouvé avec internet une source d’information suffisante pour débuter. Si on recherche l’interactivité et discuter avec d’autres cerf-volistes il y a le forum indépendant (de tout magasin, de club ou de la FFVL) au fil du vent. L’avantage d’un forum indépendant est que tout le monde à la parole et on n’entend pas seulement une chapelle. Ce forum est également un des plus actifs sur la place et cela n’est sans doute pas étranger au fait qu’il agrège des cerfs-volistes de différents horizons. Animé par un petit noyau d’administrateurs après le départ du créateur du forum, le site continue d’être une source vivante à la rescousse du cerf-voliste solitaire. J’y ai posté la vidéo de mes débuts et j’y ai trouvé des conseils pour m’améliorer.

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Apprentissage du vol en petit vent avec un B-Zen

Aujourd’hui la séance sur mon spot de Draveil a été très fructueuse. Le vent était bien orienté c’est-à-dire Nord-Nord-Ouest et soufflait entre 5 et 10 km/h. Contrairement à la séance précédente, le vent était assez régulier ce qui me permit d’apprécier mon B-Zen.

Le vol en petit vent est vraiment particulier. Outre la technique du “glide” ou vol plané que ma modeste expérience de vol en salle me permet d’appréhender, faire tenir en l’air un B-Zen nécessite de prêter attention à quelques points.

Tout d’abord le choix de la ligne est primordial. Quand le vent est faible, il faut profiter du moindre souffle et des lignes trop lourdes ajoutent du poids à l’ensemble. Ainsi mes grosses lignes en dyneema de base en 40 kg mais on dirait des 50 kg, sont trop grosses et lourdes. La grosseur de la ligne ajoute de la résistence (traînée) au déplacement du cerf-volant. La loudeur contrarie l’effet du vent en ajoutant du poids à l’ensemble et rend les commandes môlles. En se courbant la ligne doit se retendre avant de tirer sur le cerf-volant qui ne réagit donc pas directement aux ordres du pilote. Pour toutes ces raisons, il vaut mieux opter pour des lignes fines et légéres. Des lignes de 23kg de résistance semblent idéales.

La mise en pression est un exercice que le pilote doit aussi apprendre à maîtriser. Dans un vent fort, la dévente se rattrape toute seule mais dans un vent à Zen, la dévente se paye cache et telle une feuille morte le cerf-volant retombe au sol. La mise en pression consite paradoxalement à tenir la voile en agissant sur les freins (juste ce qu’il faut). La voile se gonfle (la voile du zen est faîte pour se gonfler) et le miracle arrive: la pression de l’air crée une portance innatendue ! Donc il faut toujours garder une certaine tension sur les freins pour que le B-Zen s’exprime.

La gestion du terrain est un élément que l’on apprend rapidement à optimiser. Le premier réflèxe quand le vent baisse est de se fabriquer du vent relatif en reculant. Ce réflèxe est encore accentué par l’expérience de vol en salle où lorsque le cerf-volant s’apprête à chuter malgrès les corrections d’angle apportées par le pilote, c’est que le vent relatif est inssufissant donc on accentue le recul. Dans le cas d’un vol en extérieur par vent faiblissant, il vaut mieux partir en glide (vol plané) et amorcer un déplacement du pilote comme si on était en vol en salle i.e déplacement circulaire ou latérale inverse du sens du cerf-volant. J’ai appliqué avec succès cette technique aujourd’hui et cela permet de garder en l’air le B-Zen plus longtemps… En fin de course on grapille quelques mètres d’altitude en se servant de l’inertie du B-Zen quand on change de sens !

Voilà les enseignements que j’ai pu tirer de mon vol de ce matin. J’ai hâte d’améliorer ma technique de vol en petit vent avec l’aide de lignes de 23 kg pour voler juste pour le plaisir.

Ouverture des jeux de Seine-et-Marne 2013

Ouverture des jeux de Seine et Marne 2013 Brie-comte-robertAujourd’hui à l’occasion de l’ouverture des jeux de Seine et Marne je suis allé avec mon club Cramay’Ailes  faire une animation. Le vent était assez mauvais: vent soutenu mais pas régulier ce qui permet ni au Mojo ni au B-Zen d’être à l’aise. Heureusement que le revo SLE de Franck Guillemet était là ce qui sauva la partie. Mes collègues en 2 lignes n’ont pas démérité non plus et ce fut l’occasion de montrer du cerf-volant acrobatique à un publique qui n’était pas venu pour ça et donc de faire découvrir notre sport.

Ouverture des jeux de Seine et Marne 2013 Brie-comte-robert Ouverture des jeux de Seine et Marne 2013 Brie-comte-robert

Cette sortie me permit de constater que le cerf-volant acrobatique ou “sport kite” comme le disent les américains est encore pour beaucoup en France qu’un jeu de plage. Mais il faut avouer que pour le coup nous étions là à côté de sports olympiques. Qu’importe volons juste pour le plaisir.

Séance marche de la honte

Aujourd’hui je suis allé tâter du vent léger, trop léger pour moi. Ce fut sportif, très sportif: je ne compte plus les aller-retour de 35 mètres. En plus le vent était mal orienté pour mon spot de Draveil. Finalement l’arrivée de rafales et de vents tournantst mirent fin à ma session marche de la honte.

Les beaux jours reviennent enfin: rétrospective sur un an de cerf-volant

Les beaux jours sont revenus et les cerfs-volants vont pouvoir sortir. Je vais pouvoir reprendre mon apprentissage du 4 lignes en extérieur que j’avais mis de côté au profit du vol en salle dont l’avantage est d’être indépendant des conditions météo. C’est l’occasion de revenir sur cette période de découverte du cerf-volant pilotable.

Il y a un an j’ai débuté avec un Mojo peu onéreux pour découvrir le 4 lignes. C’est un cerf-volant amusant dont la prise en main est facilitée par les voiles de frein qui le stabilisent. Très rapidement on arrive à immobiliser le cerf-volant et faire des piqués impressionnants. Puis, l’inconvénient des freins se fait sentir quand on est obliger d’attendre des vents d’au moins 20km/h, pas faciles à avoir quand on est à l’intérieur des terres, afin de voler correctement. On enlève alors les freins et on découvre qu’il faut faire encore l’apprentissage du vol sans les petites roues de la bicyclette. Finalement la maîtrise du Mojo sans les freins est un exercice assez facile mais la baisse des températures l’ont remisé et le Revo indoor a pris le relais.

L’expérience du Mojo et le vol en “glide” que l’on acquière rapidement car le Mojo est rapidement en difficulté dès que le vent descend sous 15km/h, me permirent de démarrer le vol en salle sur de bonnes bases. J’ai essayé dans un premier temps des cerfs-volants 2 lignes mais c’est le 4 lignes qui m’intéresse. Le Revo Indoor est un spécialiste du vol en salle. Il très léger et sa grande surface ailaire permet de minimiser l’effort du pilote en tirant partie du moindre souffle de vent relatif. De plus comme le vent relatif est faible il n’a pas besoin de bridage. Cette absence de bridage est un peu déroutante et il faut une petite adaptation avant de réaliser que c’est un choix idéal pour le vol en salle: il facilite le “glide” et le guidage du cerf-volant. Les cerf-volistes indoor européens sont partis sur une autre voie: les cerfs-volants sont des 4 lignes normaux (avec un bridage) mais seulement allégés. Cela donne un vol qui se rapproche plus du 4 lignes extérieur mais nécessite plus d’effort, tandis que le Revo indoor américain propose un vol plus doux, tout en délicatesse (bien que la prestation de Watson Spencer au Kite Museum en début d’année me donne tord).

Avec le retour (tardif) des beaux jours je comptais mettre en l’air mon B-Zen mais le mauvais temps du mois de mai m’a très bien illustré l’inconvénient du vol en extérieur. Il nécessite un équipement adapté à chaque situation de vent. Il faut non seulement plusieurs types de cerfs-volants mais aussi plusieurs types de ligne. Le B-Zen étant un cerf-volant pour faible vent (où pas de vent quand on s’appelle Dietmar Schlottig) quand le vent monte, il génère une forte traction. Cela est non seulement désagréable mais aussi  dommageable pour la voile où de petites déchirures apparaissent. Il faudra donc que je m’équipe avec un cerf-volant pour des vents plus forts.

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Récemment je découvre le vol en équipe. C’est un exercice différent du vol solo où on se concentre sur son cerf-volant et laisse libre cours à son imagination. Le vol en équipe ou vol en formation est très captivant pour le spectateur mais requière des aptitudes particulières du pilote. Ce dernier doit avoir une vue d’ensemble des autres cerfs-volants pour gérer sa position parmi le groupe. De plus pour voler en équipe il faut avoir un minimum de maîtrise de son engin. Je crois malheureusement que je n’ai pas encore suffisamment de maîtrise de mon cerf-volant pour voler en équipe mais ça viendra car j’y travaille… avec plaisir ! Kite just for fun !

Matin Zen à la base de loisirs de Draveil

Enfin le vent est finalement adéquate pour mon B-Zen. Je ne me fais pas prier et une petite séance de kite en musique pour rester zen à la base régionale de loisirs de Draveil ce matin.

Malheureusement dès midi le vent se lève et pas question de casser mon cerf-volant, je préfère aller préparer la première vidéo de mon B-Zen en vol. Volez juste pour le plaisir !