Préparation d’un ballet de cerf-volant pilotable

Lorsque l’on fait du cerf-volant pilotable devant un public ou en compétition, l’évolution en musique ou ballet est une obligation que le cerf-voliste novice n’appréhende pas naturellement. Le ballet implique en effet un niveau de discipline superieur et une fibre artistique qui n’est pas donnée à tous.

Depuis un an je m’efforce en salle de préparer mes ballets avec une certaine méthode que j’applique depuis une semaine à la préparation du championnat de France outdoor. Cette méthode est assez systématique et se décompose en 5 étapes:

  1. inventaires des déplacements élémentaires et des motifs
  2. choix d’une musique
  3. placement des motifs principaux
  4. ajout des motifs de liaison
  5. Entraînement

Inventaires des motifs

Écrire un ballet est analogue à l’écriture d’un livre. Les mots sont les mouvements de bases ou motifs. L’écrivain doit connaître des mots donc le cerf-voliste doit connaître des motifs. C’est pourquoi en premier lieu il faut faire la liste de ce que l’on sait faire.

Choix de la musique

La liste des motifs guidera le choix de la musique. Ainsi des motifs avec de nombreux changements de directions seront plus adaptés à un tempo rapide et des motifs amples sans doute plus adaptés aux tempo lents. Souvent les refrains porteront les motifs clés du ballet c’est-à-dire les mouvements que nous allons obligatoirement placer dans le ballet car ils correspondent à ce que l’on pense être de plus spectaculaires ou artistiques à présenter.

Placement des motifs principaux

La musique étant choisi et les motifs clés en place sur les refrains, il faut placer les motifs principaux. Il s’agit de sélectionner parmi nos motifs ceux qui s’insèrent bien dans les éléments de la musique. Il s’agit par exemple du début de la musique ou de certains passages des couplets.

Il ne faut pas chercher à écrire le ballet de A à Z d’une traite mais placer les motifs principaux uniquement

Une erreur est de vouloir absoluement placer tout son catalogue de motifs dans un ballet. La musique que l’on a choisie n’est pas extensible et ne se prête peut être pas à tous les motifs. Il faut savoir ne pas mettre un motif mêmes si on l’aime bien si jamais il ne rentre pas dans les phrases musicales.

Ajout des motifs de liaisons

Les motifs principaux sont dispersés dans la fenêtre. Pour les enchaîner il va falloir déplacer le cerf-volant en utilisant des motifs de liaison. Il peut s’agir de motifs de son catalogue que l’on n’a pas encore choisis ou bien simplement de lignes droites !

Entraînement

La préparation du ballet se fait en situation pour le choix de la musique et le calage des motifs principaux. En effet c’est sur le terrain, en vol que l’on prend mieux en compte sa propre capacité à réaliser un motif sur un tempo donné. Même si on visualise mentalement un ballet en écoutant une musique, l’épreuve du vol à le dernier mot.

Une fois les motifs principaux et la musique choisie, les motifs de liaison sont en générales plus simples et ne poseront pas de difficulté de réalisation. On peut alors se contenter d’une écriture mentale ou sur papier avant d’aller vérifier en vol.

Ensuite quand tout est prêt ou presque (même si toutes les liaisons ne sont pas choisies) il faut répéter le ballet pour l’assimiler. Cela peut se faire en dehors du terrain en écoutant la musique et en visualisant mentalement le ballet. Personnelle cette préparation mentale me permet d’apprendre mon ballet pendant mes heures de transports quotidiens.