Les beaux jours reviennent enfin: rétrospective sur un an de cerf-volant

Les beaux jours sont revenus et les cerfs-volants vont pouvoir sortir. Je vais pouvoir reprendre mon apprentissage du 4 lignes en extérieur que j’avais mis de côté au profit du vol en salle dont l’avantage est d’être indépendant des conditions météo. C’est l’occasion de revenir sur cette période de découverte du pilotable.

Il y a un an j’ai débuté avec un peu onéreux pour découvrir le 4 lignes. C’est un cerf-volant amusant dont la prise en main est facilitée par les voiles de frein qui le stabilisent. Très rapidement on arrive à immobiliser le cerf-volant et faire des piqués impressionnants. Puis, l’inconvénient des freins se fait sentir quand on est obliger d’attendre des vents d’au moins 20km/h, pas faciles à avoir quand on est à l’intérieur des terres, afin de voler correctement. On enlève alors les freins et on découvre qu’il faut faire encore l’apprentissage du vol sans les petites roues de la bicyclette. Finalement la maîtrise du sans les freins est un exercice assez facile mais la baisse des températures l’ont remisé et le indoor a pris le relais.

L’expérience du Mojo et le vol en “glide” que l’on acquière rapidement car le Mojo est rapidement en difficulté dès que le vent descend sous 15km/h, me permirent de démarrer le vol en salle sur de bonnes bases. J’ai essayé dans un premier temps des cerfs-volants 2 lignes mais c’est le 4 lignes qui m’intéresse. Le est un spécialiste du vol en salle. Il très léger et sa grande surface ailaire permet de minimiser l’effort du pilote en tirant partie du moindre souffle de vent relatif. De plus comme le vent relatif est faible il n’a pas besoin de bridage. Cette absence de bridage est un peu déroutante et il faut une petite adaptation avant de réaliser que c’est un choix idéal pour le vol en salle: il facilite le “glide” et le guidage du cerf-volant. Les cerf-volistes indoor européens sont partis sur une autre voie: les cerfs-volants sont des 4 lignes normaux (avec un bridage) mais seulement allégés. Cela donne un vol qui se rapproche plus du 4 lignes extérieur mais nécessite plus d’effort, tandis que le américain propose un vol plus doux, tout en délicatesse (bien que la prestation de Watson Spencer au Kite Museum en début d’année me donne tord).

Avec le retour (tardif) des beaux jours je comptais mettre en l’air mon B-Zen mais le mauvais temps du mois de mai m’a très bien illustré l’inconvénient du vol en extérieur. Il nécessite un équipement adapté à chaque situation de vent. Il faut non seulement plusieurs types de cerfs-volants mais aussi plusieurs types de ligne. Le B-Zen étant un cerf-volant pour faible vent (où pas de vent quand on s’appelle Dietmar Schlottig) quand le vent monte, il génère une forte traction. Cela est non seulement désagréable mais aussi  dommageable pour la voile où de petites déchirures apparaissent. Il faudra donc que je m’équipe avec un cerf-volant pour des vents plus forts.

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Récemment je découvre le vol en équipe. C’est un exercice différent du vol solo où on se concentre sur son cerf-volant et laisse libre cours à son imagination. Le vol en équipe ou vol en formation est très captivant pour le spectateur mais requière des aptitudes particulières du pilote. Ce dernier doit avoir une vue d’ensemble des autres cerfs-volants pour gérer sa position parmi le groupe. De plus pour voler en équipe il faut avoir un minimum de maîtrise de son engin. Je crois malheureusement que je n’ai pas encore suffisamment de maîtrise de mon cerf-volant pour voler en équipe mais ça viendra car j’y travaille… avec plaisir ! Kite just for fun !

2 réflexions sur « Les beaux jours reviennent enfin: rétrospective sur un an de cerf-volant »

  1. Très sympa le vol cerf volant en indoor ! Qui peut me dire où acheter ce type de bestiole ? Merci d’avance, Cyril

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